Ce 3 janvier, une cérémonie a été célébrée à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier pour l’ancien député et oncologue.
À quelques jours d‘intervalles, deux figures montpelliéraines viennent de disparaître. Avant le botaniste Francis Hallé (décédé ce 31 décembre) c’est Bernard Serrou qui quitte une ville à laquelle celui « qui avait l’art de rassembler des personnes différentes », a tout donné.
Disparu le jour de Noël, l’ancien oncologue et député a reçu un dernier hommage, ce 3 janvier à la fin de la matinée à la cathédrale Saint-Pierre. Dans l’assistance outre les proches, amis, confrères et consœurs de Bernard Serrou se trouvaient nombre d’élus dont l’ancien président de la région Languedoc-Roussillon, Jacques Blanc.
Avant l’office funèbre célébré par le prêtre de la paroisse, l’archiprêtre Yannick Casajus, le monde politique et étatique (l’ancien préfet de l’Hérault et actuel secrétaire général au ministère de l’Intérieur, Hugues Moutouh, un ami) a souhaité témoigner.
À commencer par le maire, Michaël Delafosse. Visiblement très ému et éprouvé, le premier magistrat a rendu « l’un des plus difficiles hommages que j’aurais à accomplir dans ma vie de maire ».
« Une amitié oh combien singulière »
L’édile a rappelé sa rencontre, (c’était en 2008) avec le défunt, « une chance inouïe ».
De là est née « une amitié oh combien singulière, une complicité immense s’est nouée entre nous et fut assurément unique. Bernard qui m’a tant donné… ».
Alors, « ce que nous vivons à cet instant nous paraît impossible », a renchéri le maire et ami à l’endroit d’un passionné de musique et d’opéra ; habité par deux valeurs humaines « magnifiques : l’amour et l’affection. Il avait ce plaisir-là, celui de rassembler des gens aux origines diverses ». Un postulat que l’ancien chef de service d’oncologie au Centre anticancéreux Val d’Aurelle, un médecin « humaniste, attaché viscéralement à l’autre », a fait sien lorsqu’il s’est engagé dans la politique. « Servir le bien commun, se mettre au service des autres. Il ne se servait pas de la politique mais il servait la politique et l’a fait avec panache pour l’Opéra, à la Région ».
« La gratuité des transports, c’était lui ! »
« Il y eut également cet « attachement pour la Paillade dont il fut le député engagé. L’idée de la gratuité des transports, c’était lui ! Il parlait de sa ville avec passion. Encore, récemment, il me disait de travailler le Verdanson ».
Alors ce 3 janvier, « aujourd’hui, le rideau de l’opéra s’abaisse et nous sommes-là… Il n’y a point d’applaudissements mais un rideau de larmes et de tristesse… ».
Et qui s’est refermé sur la Symphonie n° 9 de Beethoven (l’Adagio molto e cantabile), dernier morceau joué par des musiciens de l’Orchestre national de Montpellier.
Cela avant que le cercueil de Bernard Serrou ne quitte les travées de la basilique mineure, dédicataire de Pierre” le dévoué”, divin clin d’œil d’un ultime voyage.