Des partisans du Conseil de transition du Sud (CTS) brandissent des drapeaux du Yémen du Sud, lors d’un rassemblement à Aden, au Yémen, vendredi 2 janvier 2026. AP
Dans un geste de défiance envers le gouvernement yéménite et son parrain saoudien, les séparatistes du Conseil de transition du Sud (CTS) ont annoncé, vendredi 2 janvier au soir, le début d’un processus pour rétablir un Etat dans le sud du Yémen. Dans une déclaration télévisée, le président du CTS, Aidarous Al-Zoubaidi, a décrété une période transitoire de deux ans. La déclaration constitutionnelle, publiée par le CTS, prévoit un référendum d’autodétermination pour « l’Etat d’Arabie du Sud » dans les frontières de l’ex-République démocratique populaire du Yémen, qui fut indépendante entre 1967 et 1990, avec pour capitale Aden.
Le CTS fait partie du gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale, et de la coalition arabe formée en 2015 par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis contre les rebelles houthistes qui se sont emparés de la capitale, Sanaa, avec le soutien de l’Iran. Néanmoins, depuis sa création en 2017, le groupe séparatiste, soutenu par les Emirats, porte le projet d’indépendance du Yémen du Sud.
Aidarous Al-Zoubaidi a appelé la communauté internationale à parrainer un « dialogue » avec le gouvernement yéménite, avertissant que le groupe séparatiste déclarerait « immédiatement » l’indépendance si l’appel au dialogue n’était pas entendu ou si le sud du Yémen était de nouveau l’objet d’« agressions militaires ». Vendredi matin, le gouvernement yéménite a lancé, avec le soutien saoudien, une offensive pour récupérer les provinces de l’Hadramaout et de Mahra, que le CTS avait conquises début décembre 2025, avec le palais présidentiel à Aden.
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