Un président capturé par les États-Unis

Maduro bientôt jugé

Nicolás Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, sont arrivés samedi soir à New York pour y être présentés à la justice, selon le président américain. Le président a été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn. Le couple est accusé par la justice américaine de « narcoterrorisme » et d’importation de cocaïne aux États-Unis, selon un nouvel acte d’accusation rendu public samedi.

Vers un gouvernement de transition ?

Il n’a cependant pas précisé pour l’heure comment les États-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.

Une vice-présidente déterminée

Première dans l’ordre de succession au pouvoir, la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a réagi en direct à la télévision, affirmant que Nicolas Maduro était « l’unique président » du pays et exigeant sa « libération immédiate ». « Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national », a déclaré Delcy Rodriguez, à la tête d’un Conseil de défense.

Réactions mitigées à l’international

La France a plaidé pour une transition assurée « au plus vite » par le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, tandis que Madrid a appelé à une transition « juste et dans le dialogue ». Londres a annoncé des discussions avec Washington « dans les jours à venir » sur le sujet.

Moscou a « exhorté » les États-Unis à « libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse ». Pékin, un autre allié de Caracas, a « condamné fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et leur action contre son président ».

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété « que le droit international n’ait pas été respecté », déplorant un « dangereux précédent ».

Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei, et par Israël.