Par
Glenn Gillet
Publié le
4 janv. 2026 à 16h48
Ils veulent afficher leur forte mobilisation face à « des politiques qui les piétinent ». Les près de 125 000 médecins libéraux que compte la France sont appelés à la grève à partir du lundi 5 et jusqu’au jeudi 15 janvier 2026. Un mouvement qui devrait être suivi par plusieurs milliers voire dizaines de milliers de praticiens à travers toute la France. Selon un sondage réalisé par le syndicat CSMF, environ 85 % des adhérents prévoient de faire grève. Voici comment vous y prendre si vous avez besoin de consulter à Paris, dans le Val-de-Marne, dans les Hauts-de-Seine ou en Seine-Saint-Denis durant cette période.
Une grève en deux parties
Les syndicats représentatifs de la profession appellent à la grève car la profession est mécontente des budgets alloués, jugés insuffisants, du contrôle accru des arrêts de travail, de la création de mesures permettant de baisser les tarifs de certains actes, d’un durcissement des conditions du cumul emploi-retraite, ainsi que des perspectives de restrictions de la liberté d’installation.
Les responsables syndicaux ont fait le choix de diviser le mouvement en deux parties. D’abord, du 5 au 10 janvier, ce sont les médecins dits « de ville », qui sont appelés à faire grève, c’est-à-dire ceux qui exercent en dehors des hôpitaux ou des établissements d’hébergement médico-social. Pour ces médecins de ville, le syndicat Jeunes médecins Île-de-France a créé une plateforme afin que les praticiens qui comptent faire grève s’enregistrent. Plus de 13 500 ont déjà répondu positivement. «Du jamais-vu», selon Alexis Bourla, président du syndicat.
Après ces premiers jours, ce sera aux médecins du « plateau technique » de prendre le relais du 11 au 15 janvier, c’est-à-dire les professionnels exerçant dans ces institutions comme les chirurgiens, les anesthésistes, les obstétriciens…
Ce mouvement sera ponctué par une manifestation prévue le 10 janvier à Paris devant le Panthéon, à partir de 14 heures. Dès le lendemain, plusieurs milliers de professionnels prendront « symboliquement » la route de Bruxelles et « quitteront un pays dont le gouvernement et une part de la représentation nationale sabotent le bien commun : la médecine de France », comme l’écrit le docteur Jérôme Marty, président du Syndicat de l’Union Française pour une Médecine Libre (UFML-S).
Comment arriver à consulter un médecin
À partir de ce lundi, il est donc possible que votre médecin traitant soit en grève ou que, en l’absence de médecin traitant, vous ayez du mal à trouver un rendez-vous chez un praticien, bien que les préfets puissent les réquisitionner pour assurer des missions de service public comme le fonctionnement des urgences ou des maternités.
Pour faciliter votre prise en charge, il est d’abord recommandé que vous appeliez les médecins que vous avec consulteé le plus récemment dans le secteur, afin de vérifier leurs disponibilités, notamment si vous aviez déjà pris rendez-vous en amont. Vous pouvez ensuite consulter la plateforme Doctolib, qui pourra vous indiquer les créneaux disponibles dans votre zone, ou demander conseil à votre pharmacien.
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En cas de difficultés importantes, il est conseillé d’appeler le 15 où votre interlocuteur, un médecin régulateur, pourra vous aiguiller. S’il vous recommande d’aller aux urgences, attention toutefois car les services risquent d’être saturés. SOS Médecins a de son côté annoncé soutenir le mouvement de grève des médecins libéraux et indique que « Certaines structures seront en grève et d’autres assureront un service minimum ».
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