Ce 3 janvier en milieu d’après-midi, hommes et femmes de campement du Krimmeri, le long de la route de la Fédération à la Meinau, sont regroupés autour de deux feux de bois à même le sol. Tout autour, les tentes dans lesquelles ils vivent depuis plus de quatre mois pour certains. L’errance infinie de ces Afghans, Tchétchènes, Géorgiens, apporte son lot de débrouille. Alors que le collectif “Enfants à la rue, État hors la loi” déploie quelques tables pour installer les gâteaux, fruits et boissons chaudes d’un goûter solidaire, une partie seulement des dix-huit enfants actuellement sur le campement est présente. « Mes deux petits de 7 et 9 ans sont au chaud à l’accueil de jour de la Loupiote jusqu’à 17 h », nous indique Malika.
La mère isolée dit être arrivée de Tchétchénie il y a dix ans et ne souhaite pas retourner dans un…