Le premier candidat déclaré pour les prochaines élections municipales à Saint-Jeannet est donc Lionel Prados.
L’homme de 54 ans, gérant d’une entreprise d’informatique, n’est pas tout à fait novice en politique.
Il a été EELV (Europe Écologie-Les Verts) avant de prendre sa carte au FN en 2014 « parce que c’était le seul parti pour qui l’immigration n’était pas un tabou ».
Mais « ça a tourné au vinaigre au bout d’un peu plus d’un an et j’ai été exclu parce qu’on me voyait comme une menace au niveau local. Finalement, je n’ai pas accroché ; humainement, ça ne m’a pas plu. »
Ce qui le dérange, c’est cette étiquette alors qu’il se définit « avant tout comme un esprit plus libre que ce que la presse a pu dire ».
En 2014, il a été élu dans l’opposition à la mairie de Saint-Laurent-du-Var mais a rejoint la majorité de Joseph Segura en 2017 après avoir pris ses distances avec le parti lepéniste.
Une liste apolitique
Habitant Saint-Jeannet « depuis une dizaine d’années », il s’est présenté sur la liste de Serge Bottin en 2020 mais n’a pas obtenu suffisamment de voix.
« J’ai participé pour le principe plus que pour être élu. Mais cette fois, je vaux m’engager pleinement, sur une liste totalement apolitique. Je prône le dialogue. J’ai fondé l’association Vivre en démocratie pour que les citoyens échangent et s’impliquent davantage et on peut le faire même sans être élu. Toutes les bonnes volontés peuvent me rejoindre. Saint-Jeannet a un rôle à jouer car on peut faire évoluer la perception de certaines thématiques à l’échelle du département. Il ne faut pas que les habitants hésitent à retourner aux urnes en mars, même s’ils y sont déjà allés il y a un an et demi [des élections municipales partielles ont eu lien en octobre 2024 suite à une série de démissions au conseil municipal]. »
Contact : saintjeannet.municipales2026@gmail.com