Frédéric François dans «Un dimanche à la campagne»
Capture écran

Par peur de perdre son statut de «chanteur à midinettes», l’artiste s’est d’abord fait passer pour un célibataire, comme il le raconte à Frédéric Lopez dans «Un dimanche à la campagne» sur France 2.

Je t’aime à l’italienne, Mon cœur te dit je t’aime… Frédéric François  chante l’amour depuis plus de 50 ans. Et ce 4 janvier, il retrace sa vie et sa carrière sous l’œil bienveillant de Frédéric Lopez. Et sa participation à «Un dimanche à la campagne» est l’occasion de faire quelques confidences sur sa vie sentimentale et ce qu’il a caché à son public.

Le petit Francesco Barracato, de son vrai nom, rêve de chanson. Au point qu’à chaque fois qu’il passe devant une église, il fait un signe de croix et se rêve sur scène pour la musique, mais aussi pour aider financièrement sa famille qui ne vit que grâce au travail précaire de mineur de son père.


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Grâce à un concours de chant, et au soutien indéfectible de sa famille, il commence sa carrière. Il change de nom et devient Frédéric François. Le chanteur interprète d’abord des reprises avant d’imposer ses compositions personnelles. «Des vraies chansons d’amour de la vie de tous les jours», comme il les décrit sur France 2.

«On avait les cheveux longs, des chaussures avec des talons terribles, des pantalons pattes d’éph. Les années 1970, on a lancé une mode. On est devenus des chanteurs à midinettes parce qu’à chaque fois qu’on montait sur scène, les filles criaient. Elles criaient comme elles le faisaient pour Elvis Presley, pour Frank Sinatra, pour Johnny Hallyday», se souvient Frédéric François.

Je le vivais mal parce que la maison de disques nous obligeait à le cacher.

Frédéric François dans «Un dimanche à la campagne»

Mais ce statut d’artiste dont «les jeunes filles mettaient des posters dans leur chambre» est en inadéquation avec la vie privée de Frédéric François. Il a déjà rencontré l’amour de sa vie, Monique, qui est encore à ce jour à ses côtés. «Au début, on l’a caché», se souvient le chanteur avant de préciser : «Je le vivais mal parce que la maison de disques nous obligeait à le cacher».

C’est finalement sur Europe 1, lors d’une rencontre organisée avec son public, que Frédéric François décide de rétablir la vérité et d’arrêter de mentir. «Je me suis marié à 20 ans, j’avais déjà un enfant et personne n’en savait rien», contextualise-t-il auprès de ses compagnons du week-end. L’ironie est que sa franchise a été bénéfique à sa carrière. Non seulement les jeunes femmes ont continué d’acheter ses disques, mais «les mères disaient que j’étais le gendre qu’elles auraient voulu avoir».