DÉCRYPTAGE – Les pays nordiques et les Baltes reprochent à la France et à l’Allemagne de ne pas en faire assez, proportionnellement à leur taille. L’Europe seule ne parvient pas à compenser le retrait du soutien américain.
La décision n’a pas été suffisamment saluée malgré sa portée. Dans la nuit du 18 au 19 décembre, les membres de l’Union européenne ont, en quelques heures, trouvé un accord pour fournir 90 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine sur les deux prochaines années, en empruntant sur les marchés. Cela devrait permettre de couvrir les deux tiers de ses besoins civils et militaires – que la guerre se poursuive ou non -, le reste devant provenir d’autres donateurs (Royaume-Uni, Norvège, Canada, Japon…). La dernière fois que les Vingt-Sept avaient décidé de lever une dette commune face à une crise, celle du Covid, en 2020, il avait fallu des mois de tractations et un sommet extraordinaire de cinq jours pour y parvenir. Par ailleurs, le format de la « coalition des volontaires », qui se réunit ce mardi à Paris, démontre une flexibilité opérationnelle par rapport à la rigidité des institutions européennes.
Pourtant, on a surtout retenu du dernier sommet l’échec des Vingt-Sept à trouver un accord sur…
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