Jean-Louis Roumégas, tête de liste écologiste du Printemps montpelliérain (EELV), a présenté ses premières mesures pour les municipales de 2026 à Montpellier. L’ancien élu de Montpellier affiche sa volonté de changer de modèle et de « renforcer la démocratie locale ».

Longtemps élu avec les socialistes, Jean-Louis Roumégas veut désormais marquer « un pacte de rupture pour Montpellier ». C’est le thème évoqué par la tête de liste écologiste du Printemps montpelliérain (EELV), qui a dévoilé les premières mesures de son programme pour les municipales de mars 2026, avec un message clair : « Il faut changer de modèle. »

D’entrée, le député EELV attaque : « Il faut arrêter de bétonner à tout-va », affirme-t-il, dénonçant l’héritage de Georges Frêche et une trajectoire jamais infléchie par ses successeurs, « d’Hélène Mandroux à Philippe Saurel, et encore moins par le maire sortant Michaël Delafosse ». Selon lui, la logique « de mégapole » est à bout de souffle : « 80 % du territoire communal est artificialisé. Il faut arrêter », dit-il, promettant « d’arrêter l’extension » et de favoriser un modèle de « reconstruction de la ville sur la ville ».

100 % des cours d’école végétalisées

Autre axe de rupture : la méthode. Jean-Louis Roumégas plaide pour une démocratie locale renforcée, estimant que « les projets sont aujourd’hui ficelés sans les habitants ». Il cite notamment la Cité Bergère, la ZAC Mosson ou encore les 4-Boulevards. « La politique de la ville doit d’abord s’occuper du quotidien des Montpelliérains », insiste-t-il.

Première priorité du programme : l’enfance et l’éducation, avec un focus sur les écoles. Le candidat écologiste détaille cinq mesures phares : la gratuité totale de la cantine scolaire pour 13 000 enfants (coût estimé : 3,5 M€), un accueil périscolaire gratuit et élargi de 7 h à 19 h (1,5 à 2 M€), des cantines 100 % bio ou locales, la fin des contenants plastiques et la végétalisation de toutes les cours d’école. « Seules 20 écoles sur 130 sont aujourd’hui rafraîchies. Là aussi, il faut rompre avec le tout-béton », martèle-t-il. Coût total annoncé : près de 6 M€, « loin d’être insurmontable » au regard des dépenses somptuaires de l’actuelle majorité.

Sur le plan politique, Jean-Louis Roumégas avance sans accord avec La France insoumise, « tout en restant ouvert au dialogue ». Le reste du programme (logement, sécurité, aménagement urbain, épiceries communales…) sera présenté dans les prochaines semaines, promet-il, toujours « en rupture avec le système de cette ville ».