Le consultant Vincent Moscato s’est confié via RMC Sport.

Ce-dernier est notamment revenu sur le gros turnover effectué par le manager du Rugby Club Toulonnais Pierre Mignoni, dimanche soir pour le match contre le Stade Rochelais.

Avec une équipe très rajeunie et totalement remaniée, le RCT s’est lourdement incliné sur le score sans appel de 66 à 00.

Vincent Moscato explique comprendre la problématique de Pierre Mignoni.

Selon lui, il est impossible d’être performant tous les week-end en Top 14 avec un effectif limité en raison du Salary Cap.

A lire ci-dessous :

« Ce n’est pas gênant mais il faut se poser la question. Pierre Mignoni n’a pas tort. Tu essayes de composer avec 35 ou 40 mecs et un Salary Cap très bas. C’est très compliqué. Ensuite il fait tourner car il a beaucoup de blessés. Puis le rugby a totalement changé. Il y a beaucoup d’essais et beaucoup de matches. On dirait le rugby à XIII d’il y a 20 ou 30 ans où ça pétait à la fin. Rappelle toi des essais dans les vingt dernières minutes. C’est fleuve à chaque fois car tes mecs s’usent, tu as fait rentrer tes mecs, tous sont rentrés mais les autres explosent. Et ça craque à la fin car le rugby va très vite maintenant, il y a beaucoup plus de passes, ça joue davantage, il y a beaucoup d’essais. 

Même quand un match est disputé tu as souvent des 30 à 35 ou des 35 à 45. Et parfois il y a des KO à l’extérieur, des 40 à 00, des 50 à 00. Mais ce n’est pas justifiable car les mecs lâchent. Je ne crois pas que Mignoni lâche. Il n’a pas envie de prendre 60 points. Il lâche car il a des blessés, il faut qu’il fasse tourner ses mecs, on ne peut pas multiplier les matches et il y a le Salary Cap. Il a raison avec le Salary Cap. Comment tu fais pour avoir 50 joueurs quand tu as un Salary Cap à 10 millions ? Tu ne peux pas avoir 50 mecs très bons. Tu as 30 mecs bons, tu en as 15 très bon et 15 moyens. Et derrière tu as des jeunes en devenir ou non.

Je ne trouve pas que ça pose un problème car il y a du spectacle. Parfois tu craques et tu prends 50 ou 60 points. Ca m’est déjà arrivé personnellement. Au rugby, ça va très vite car maintenant ça joue bien derrière, ça marque des essais, ça va vite. Le rugby à XIII de l’époque, tu verras ça pète dans les 20 dernières minutes. »