Les faits remontent au 10 octobre 2025. Ce jour-là, le père d’une élève de grande section de l’école maternelle des Clôteaux, à Rennes, s’était rendu dans l’école après avoir appris que sa fille avait été accompagnée aux toilettes par l’enseignant, également directeur. Une discussion vive s’était engagée. Selon les syndicats, des propos menaçants et sexistes avaient été tenus à l’encontre de l’enseignant.
Celui-ci avait déposé plainte pour menaces de mort et outrage sexiste et s’était placé en arrêt de travail. L’équipe éducative avait demandé le transfert de la petite fille dans un autre établissement, estimant que le lien de confiance avec la famille avait été rompu. Face à la dégradation du climat au sein de l’école, le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) avait engagé une médiation et mis en place des mesures de protection renforcées pour les personnels, incluant la protection fonctionnelle du directeur.
Les enfants transférés dans une autre école
Selon nos informations, l’enseignant a repris son poste ce lundi 5 janvier, jour de la rentrée, accompagné par un membre de la direction académique « présent à ses côtés ». Les trois enfants de la famille ont quant à eux été rescolarisés dans une autre école publique rennaise, où ils étaient attendus ce matin. Les parents contestent toutefois cette décision du rectorat et envisagent un recours en référé devant le tribunal administratif. Également entendus par la justice dans le cadre de la plainte de l’enseignant, ils reconnaissent des échanges tendus mais réfutent toute menace de mort. Selon les informations du Télégramme, la plainte du directeur pour menaces de mort a été classée sans suite. Le procureur de la République n’a pour le moment pas confirmé cette information.
Relayée par de nombreux médias, cette affaire avait créé un émoi important. Après une première grève et un rassemblement organisés le 21 novembre devant l’école des Clôteaux, six organisations syndicales avaient déposé un préavis de grève pour le 11 décembre, dénonçant plus largement les violences et pressions subies par les personnels de l’Éducation nationale.