Paris (awp/afp) – Les Bourses mondiales évoluent dans le vert mardi, avec de nouveaux records en Europe, conservant leur optimisme malgré la situation au Venezuela, et dans l’attente de la publication de données sur l’emploi aux Etats-Unis cette semaine.
En Europe, le FTSE 100 britannique a atteint un nouveau sommet en séance mardi, à 10’158,41 points, et en clôture (10.122,73 points) après avoir franchi la barre des 10’000 points pour la première fois vendredi. Il a terminé en hausse de 1,18%.
Son équivalent allemand, le Dax 40 (+0,09%), a lui aussi atteint un record au cours de la séance, à 24’969,17 points et en clôture (24’892,20 points), frôlant la barre symbolique des 25’000 points. Paris a pris 0,32%. Seule Milan a cédé 0,20%. A Zurich, la Bourse suisse a clôturé en hausse de 0,56% à 13’322,15 points.
« Les investisseurs poursuivent leurs achats de début d’année, insensibles aux tensions au Venezuela », reléguées « au second plan », commente John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.
En Europe, les marchés ont plébiscité les valeurs liées au secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques, indispensables dans le développement de l’IA. STMicroelectronics a pris 5,33% à Paris, ASM International 8,46% à Amsterdam et Infineon 4,80% à Francfort.
Aux Etats-Unis, les investisseurs sont confiants mais « attendent ces prochains jours la publication des chiffres de l’emploi » pour le mois de décembre, qui reste « un gros point d’interrogation », relève Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING, interrogée par l’AFP.
Ces données permettront d’en savoir plus sur l’avenir de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Plus le marché du travail est faible, plus une baisse des taux se justifie, ce qui est bon pour les actions.
L’inflation plus faible qu’attendue en Europe
En zone euro, les investisseurs ont aussi salué le ralentissement de l’inflation en Allemagne et en France au mois de décembre.
En Allemagne, la hausse des prix s’est élevée en décembre à 1,8% sur un an, contre 2,3% en novembre, atteignant son plus bas niveau de l’année 2025, selon des chiffres provisoires publiés par l’institut statistique Destatis. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, selon une estimation de l’Institut national de la statistique, après +0,9% en novembre.
Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt allemand à dix ans, référence sur le continent, était de 2,84%, contre 2,87% à la clôture lundi et son équivalent français de 3,55% contre 3,57% précédemment.
Côté changes, l’euro reculait de 0,61% par rapport au billet vert, à 1,1687 dollar pour un euro.
Le cuivre à des sommets historiques
La tonne de cuivre a bondi lundi jusqu’à 13’387,50 dollars mardi, dépassant le pic établi la veille. En 2025, le cours du métal rouge a connu sa plus forte progression depuis 2009, gagnant plus de 40% sur l’année.
Fortement utilisé dans l’industrie pour la confection de circuits électriques, il profite aussi structurellement de la transition énergétique, des dépenses de défense et d’une demande accrue d’énergie pour les centres de données dans le cadre du développement de l’IA.
La production américaine n’étant pas suffisante pour répondre à la demande de la première économie mondiale, celle-ci importe massivement du cuivre, « ce qui a resserré l’offre ailleurs dans le monde », faisant bondir les prix, explique J.P Steiner, analyste chez ADM Investors Services.
Par ailleurs, la « perspective de droits de douane aux Etats-Unis plane sur le marché » et pourrait « provoquer une forte perturbation sur l’offre », selon Charlotte de Montpellier.
L’argent continue de bondir
L’argent prenait 5,01% vers 16H50 GMT, à 80,42 dollars l’once.
Le métal précieux bat record sur record depuis plusieurs semaines. Il est perçu comme une alternative à l’or en tant que valeur refuge et sa demande industrielle est attendue en forte augmentation pour le photovoltaïque, les véhicules électriques et les centres de données pour l’IA.
L’or montait de son côté de 0,83% à 4449 dollars l’once (31,1 g).
Sur le marché du pétrole, le prix du baril de WTI nord-américain cédait 0,55% à 58,32 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,39% à 61,52 dollars.
afp/cw