Le plan grand froid a été déclenché à Strasbourg, mais de nombreuses familles dorment toujours sous des tentes. Les associations présentes sur le terrain déplorent l’absence des services de l’État.

Margaux Delanys

Publié le 6 janvier 2026  ·  

Imprimé le 7 janvier 2026 à 06h02  ·  

Modifié le 6 janvier 2026  ·  

5 minutes

« En ces températures atroces, on est choqués devant l’inaction de la préfecture. Les dispositifs mis en place ne sont pas suffisants. C’est incompréhensible », lâche, épuisée, Marie Yuma. La mère de famille se rend tous les deux jours sur le campement du square du Krimmeri, à la Meinau, pour apporter des repas chauds et du bois aux personnes vivant sous des tentes depuis de longs mois. « On est des parents. Dehors, il y a des enfants qui sont dans les écoles de nos enfants », s’étrangle-t-elle.  

« Les messages d’alerte demandent de prévenir le 115 si une personne est à risque ou est en danger, mais il n’y a pas de place pour les familles ! Ils se moquent de nous ! » Depuis le 24 décembre, la préfecture du Bas-Rhin a activé le premier niveau du plan grand froid. Elle rappelait, dans un communiqué « l’importance que toute personne en situation de détresse dans l’espace public soit signalée au 115, service d’appel d’urgence gratuit ».

Aucune mise à l’abri supplémentaire

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