« Dès qu’il y a du feu, il y a un danger », reconnaît Jean-Pierre Ghiribelli.

Président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) du Var, le professionnel a conscience que dans les « bars et restaurants à ambiance musicale », l’usage de bougies festives telles que celles qui sont pointées du doigt dans le drame qui a coûté la vie à quarante jeunes dans un établissement de Crans-Montana, en Suisse, est courant.

« Particulièrement du côté de Saint-Tropez », souligne-t-il.

Eric Abihssira, vice-président confédéral de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie.

« Nous sommes dans les normes »

Pour autant, le responsable se montre confiant face aux risques. « Ça ne peut pas arriver chez nous car nous sommes dans les normes », assure-t-il, avant de marteler : « Si on respecte les règles, qu’on suit les directives de l’État et celle de l’Umih, qui accompagne les établissements dans leurs démarches, il n’y a aucune raison qu’un tel drame se produise. »

Jean-Pierre Ghiribelli rappelle que « dans certaines catégories d’établissement, coupe-feu et alarmes incendie sont obligatoires ».

Alors si l’Union n’entend pas donner de consignes particulières à ses adhérents concernant l’usage des feux de Bengale et autres dispositifs festifs et enflammés, elle va en revanche accroître sa vigilance quant au respect des normes et réglementation. « On ne va pas les lâcher ! Parce qu’on ne veut pas qu’une tragédie arrive chez nous », conclut le professionnel.