Malgré ses protestations d’innocence, Gaël Perdriau (53 ans) a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon, le 1er décembre, à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire. L’ancien maire de Saint-Étienne et trois anciens membres de son entourage ont été reconnus coupables d’avoir comploté pour filmer le Premier adjoint Gilles Artigues à son insu dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour museler ce rival du maire, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics.

À l’isolement

Ce mercredi 7 janvier, Gaël Perdriau a été incarcéré au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain. Dans la matinée, il a annoncé, sur son compte Facebook qu’il allait « entrer en prison, conformément à la décision de justice qui a été rendue, dans le respect des institutions ». Il « a été pris en charge à 10 h 30 » au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse et a « été placé directement à l’isolement, à la demande de la justice qui souhaite que tous les mouvements soient bloqués chaque fois qu’il effectuera un déplacement à l’intérieur de l’établissement, notamment lors des parloirs », a précisé à l’AFP une source syndicale au sein de l’administration pénitentiaire.

Son avocat, Me Jean-Félix Luciani, a indiqué vouloir demander « dès aujourd’hui » sa remise en liberté. Gaël Perdriau « remplit tous les critères » permettant de l’obtenir, a-t-il assuré.

« Cette décision, je la vis comme une terrible injustice. C’est ainsi qu’elle résonne douloureusement dans mon esprit et dans mon cœur. C’est aussi pour cette raison que j’ai fait appel, avec l’espoir profond que la justice saura entendre ma voix », a également écrit Gaël Perdriau sur Facebook.