En France, le cancer et les maladies du cœur dominent largement les causes de décès. Mais toutes les régions ne sont pas touchées de la même façon. En Bretagne, les chiffres placent le territoire dans le haut du classement national, particulièrement pour les maladies du coeur.

La Quotidienne Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter « La Quotidienne Société ». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Cancer et maladies cardiovasculaires concentrent l’essentiel des décès en Bretagne. Comme ailleurs en France, mais à des niveaux plus élevés que dans de nombreuses régions.

Hors territoires ultra-marins, la Bretagne apparaît comme l’un des territoires les plus exposés à ces grandes causes de mortalité. L’institut national de la santé, l’Inserm, précise le poids majeur de ces pathologies.

La comparaison est nette. Au regard des chiffres du taux de décès regroupant tous les décès par tumeurs cancéreuses, la Bretagne fait bien pire que l’Île-de-France, région pourtant plus peuplée. Le taux pour 100.000 habitants en Bretagne est de 246,7 quand il n’est que de 208,9 en Île-de-France.

La Bretagne se situe à un niveau proche du Centre-Val de Loire (250,7). Seuls les Hauts-de-France affichent un taux nettement plus élevé (279).

Ces chiffres regroupent l’ensemble des tumeurs. Elles représentent, à elles seules, la principale cause de décès, très loin devant les maladies respiratoires, le diabète, les maladies de l’appareil digestif ou des troubles mentaux.

Deuxième cause de décès : les maladies cardio-neurovasculaires. En Bretagne, le taux atteint 191,3 décès pour 100 000 habitants.

Là encore, la région se distingue. Elle se situe bien au-dessus de l’Île-de-France (138,2) et se rapproche des régions les plus touchées comme la Normandie (197,1) ou les Hauts-de-France (197,5).

Dans le classement national, la Bretagne figure dans le groupe de tête pour la mortalité liée aux maladies du cœur et des vaisseaux. Ces maladies ont une origine multifactorielle, par exemple la consommation de tabac, d’alcool, l’hypertension artérielle ou la nutrition.

Ces chiffres proviennent des études basées sur l’analyse des certificats de décès de 2003 examinées par Santé publique France.

Selon les premières estimations pour 2024 en France, les taux de mortalité liés au cancer et aux maladies du cœur seraient en légère baisse.

Les maladies cardio-neurovasculaires, comme l’infarctus, l’AVC ou l’insuffisance cardiaque, représentent un peu plus d’un décès sur cinq en France (21,4 %). Elles restent la deuxième cause de mortalité, même si les taux reculent légèrement.

Les chiffres rappellent aussi que ces enjeux concernent tous les âges. Chez les enfants de 1 à 14 ans, les cancers sont la deuxième cause de décès derrière les accidents.