(Actualisé tout du long)

Le secrétaire d’Etat
américain Marco Rubio a déclaré mercredi qu’il s’entretiendrait
la semaine prochaine avec des responsables danois à propos du
Groenland, sans signaler une quelconque volonté de Washington de
renoncer à l’objectif exprimé par Donald Trump de prendre le
contrôle du territoire.

L’intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela le
week-end dernier, lors de laquelle l’armée américaine a bombardé
la capitale Caracas et capturé le président Nicolas Maduro, a
exacerbé les craintes du Danemark et de ses alliés européens de
voir le Groenland faire face à un scénario similaire.

La Maison blanche a répété mercredi que « toutes les
options » étaient étudiées à propos de l’île de l’Arctique
semi-autonome, que Donald Trump a dit vouloir acquérir pour des
raisons de sécurité nationale.

Une porte-parole de la présidence américaine a déclaré
mardi qu’une intervention militaire était « toujours une option »,
alors même que des dirigeants européens, dont le président
français Emmanuel Macron, ont marqué

leur soutien au Danemark et au Groenland.

Interrogé mercredi sur la proposition de Copenhague de
dialoguer sur la situation au Groenland, où les Etats-Unis
disposent d’une base militaire, Marco Rubio a déclaré aux
journalistes qu’il rencontrerait la semaine prochaine des
responsables danois. « Nous allons discuter », a-t-il dit.

Le secrétaire d’Etat américain a rappelé que la volonté
de Donald Trump a toujours été d’acheter le Groenland, sans
toutefois exclure une opération militaire.

« Si le président identifie une menace pour la sécurité
nationale des Etats-Unis, chaque président conserve l’option d’y
répondre par des moyens militaires », a-t-il déclaré.

« En tant que diplomate (…), ce sur quoi nous travaillons,
c’est plutôt de régler la situation de manière différente – cela
inclut le Venezuela », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre du Groenland a exhorté Donald Trump à
mettre en sourdine ses velléités d’annexion de l’île, déjà
exprimées par le président américain en 2019 lors de son premier
mandat à la Maison blanche.

Donald Trump juge le Groenland comme essentiel à la
stratégie militaire américaine et reproche au Danemark de
n’avoir pas oeuvré suffisamment à la protection du territoire.

Une quelconque intervention militaire de Washington au
Groenland provoquerait une onde de choc au sein de l’Otan, dont
les Etats-Unis et le Danemark sont tous deux membres.

(Daphne Psaledakis, Patricia Zengerle et Simon Lewis; version
française Jean Terzian, édité par Tangi Salaün)