Sébastien Lecornu s’engage à un débat au Parlement sur le Venezuela dans les « quinze jours »

Ce débat sur une opération qui a conduit à la capture de Nicolas Maduro, « je m’y suis engagé hier, le plus rapidement possible, c’est-à-dire sous quinze jours », a affirmé le premier ministre au Sénat, en réponse à une question de la cheffe de file des sénateurs communistes, Cécile Cukierman.

Le chef du gouvernement français a souhaité que ce débat soit « un moment où il faut se poser des questions sur notre autonomie stratégique, voir pourquoi la réaction européenne n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu, pour dire les choses de manière (…) prudente ». Il a redit que « tout contrevient au droit international » dans l’opération américaine au Venezuela, mais « ce n’est pas parce que tout est illégal (…) qu’il ne faut pas se réjouir qu’un autre avenir soit possible pour le peuple vénézuélien », en appelant à de nouvelles élections.

« Le vrai sujet, c’est notre crédibilité. Au fond, est-ce qu’on est prêt une bonne fois pour toutes à être fort ? », a demandé le premier ministre, en répondant cette fois au chef de file des sénateurs Ecologistes, Guillaume Gontard. « Et ça, c’est quelque chose qui n’est pas que gouvernemental. C’est une œuvre collective qui se fait, à mon avis, sur plusieurs fondements, plusieurs principes », a-t-il développé, en évoquant notamment la « cohérence » de la France « dans le rapport au droit international » et sa « crédibilité » avec un budget de la défense qui n’est toujours pas voté pour 2026.