« Dans le cadre de l’enquête initiée lundi, des premiers éléments sur cet incident ont été portés à notre connaissance hier soir (mardi) », a indiqué mercredi soir Orange.
« La sécurité des collaborateurs étant notre priorité absolue et guidant nos décisions, la direction a par conséquent pris les mesures suivantes : à partir de demain (jeudi 8 janvier 2026) et le temps de l’enquête, les collaborateurs doivent travailler sur un autre site du département ou se mettre en télétravail », déclare encore un porte-parole de l’entreprise.
En début de semaine, quatre impacts de balles avaient été retrouvés sur la façade du site de Saint-Mauront où travaille en temps normal un millier de salariés de l’opérateur.
Cet incident avait suscité une vive émotion chez les salariés revenus à Saint-Mauront.
Le 27 novembre, l’entreprise avait dû se résoudre à une première fermeture à la suite d’une « montée des tensions » dans le quartier, mettant ses salariés en télétravail. Les syndicats avaient dénoncé des « bagarres » et une emprise du « narcotrafic » avec la présence de plusieurs points de deal à proximité du site.
Lundi, après la découverte d’impacts de balles par des agents de sécurités, la préfète de police déléguée Corinne Simon, s’est rendue sur place alors que des agents procédaient aux premières constatations et à l’expertise balistique.
La préfecture de police avait alors indiqué que « la date des tirs (n’était) pas connue même si tout (laissait) à penser que ces faits (s’étaient) produits en dehors des heures ouvrables ».
La préfète avait également annoncé qu’elle avait décidé de « renforcer la présence policière en augmentant rondes et patrouilles » et également « une garde statique aux heures d’entrée et de sortie du site ».
« Pas de conclusion à ce stade » au niveau de l’enquête initiée sur ces nouveaux faits, a précisé mercredi soir la préfecture de police.
« Lors d’une réunion à 14h00 le directeur opérationnel grand sud, Nicolas Drouillet nous a annoncé que le site serait fermé demain (jeudi) et resterait fermé le temps de l’enquête, sans indication de durée », a rapporté Laurent Bedrossian de la CFE-CGC Orange.
Il ajoute que « la CFE-CGC exige désormais deux choses : l’organisation de la fermeture définitive et l’officialisation du déménagement ».