Gilles Rossary-Lenglet, l’un des principaux protagonistes de l’affaire dite du scandale de la sextape de Saint-Etienne, a été incarcéré ce mercredi matin, 7 janvier 2026, à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas.
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Ce mercredi 7 janvier au matin, les principaux protagonistes du scandale qui a éclaboussé la mairie de Saint-Etienne font leur entrée en prison. À commencer par l’ancien maire Gaël Perdriau, incarcéré ce matin à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain.
Avec trois anciens membres de son entourage, ils ont été reconnus coupables d’avoir comploté pour filmer Gilles Artigues à son insu. Hasard du calendrier, c’est le 5 janvier 2015, presque 11 ans jour pour jour, que Gilles Artigues, alors premier adjoint à la mairie de Saint-Etienne, avait été filmé à son insu dans une chambre d’hôtel à Paris, en compagnie d’un escort-boy. Un piège qui s’était refermé sur l’élu stéphanois. La vidéo avait servi à faire pression sur ce père de famille, fervent catholique, et à le museler politiquement.
Prison ferme à Lyon-Corbas
Un procès très intense et très technique s’est déroulé devant le tribunal correctionnel de Lyon en septembre et les condamnations sont tombées le 1er décembre dernier. Les quatre prévenus principaux ont tous écopé de peines de prison ferme avec exécution provisoire. Seuls quatre responsables associatifs ont été relaxés. L’autre figure incontournable de cette affaire, c’est Gilles Rossary-Lenglet. Le quinquagénaire est l’homme par qui a fait éclater le scandale, révélant les dessous de l’affaire à Médiapart en août 2022. Il s’est toujours présenté comme l’artisan de ce « kompromat » ou « barbouzage de mœurs ».

Lyon-Corbas : Condamné à une peine ferme dans le scandale de la Sextape à Saint-Etienne le 1er décembre dernier, Gilles Rossary-Lenglet a fait son entrée en prison ce mercredi 7 janvier 2026.
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© France tv
Ce matin, vers 10h, il est arrivé seul et lourdement chargé de ses effets personnels devant les grilles de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Juste avant son entrée, l’homme, malade, s’est dit prêt à son incarcération. Fin décembre, Gilles Rossary-Lenglet n’avait pas fait mystère de la date et du lieu de son incarcération.

Gilles Rossary-Lenglet s’est présenté seul ce matin vers 10h à la prison de Lyon-Corbas – 7/1/26
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État de santé fragile
Ce dernier a reconnu avoir eu l’idée du piège destiné à Gilles Artigues. Gilles Rossary-Lenglet assume les faits et la condamnation : « C’est un passage obligatoire », a-t-il déclaré. « Les acteurs de cette triste affaire étaient persuadés que jamais je n’irai dénoncer auprès de Mediapart et de la justice parce qu’au bout il y avait la prison », ajoute-t-il. « C’est l’année zéro de ma nouvelle vie, je vais payer ma dette », assure Gilles Rossary-Lenglet. Sa seule demande est d’être placé à l’isolement, arguant d’un état de santé très précaire et de graves risques encourus. »Obligatoirement, il y aura quelques aménagements, non par rapport à moi Gilles Rossary-Lenglet, mais par rapport à mes pathologies, » explique-t-il.
Gilles Rossary-Lenglet a écopé d’une peine de quatre années de prison, dont trois ans derrière les barreaux, comme son ex-compagnon Samy Kefi-Jérôme, ancien adjoint à l’Education de Saint-Etienne. Ils ont fait appel. Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a reçu une peine de quatre ans de prison, dont deux ans ferme, n’a pas interjeté appel.
Article rédigé à partir du reportage de S.Meallier et M.Arrez.