À Strasbourg, le Shadok rend le numérique simple, créatif et accessible. Ateliers gratuits, accompagnements individuels et alternatives responsables : ici, chacun avance à son rythme et reprend confiance.
Installé au centre de Strasbourg, sur plusieurs étages, le Shadok s’est donné une mission claire : sensibiliser et éduquer aux cultures numériques. Mais aussi celle de réduire la fracture numérique.
Ordinateur, smartphone, réglages de base… L’équipe aide celles et ceux qui se sentent éloignés de ces outils, pour des raisons d’âge, de moyens ou de parcours. « Le numérique du quotidien, c’est tout ce qui va concerner les appareils d’usage quotidien », résume Claire Stosskopf-Marcuz, chargée de communication et développement des publics. L’objectif : rendre ces gestes simples à nouveau possibles, sans jargon ni jugement.
Les ateliers, souvent organisés les mardis et jeudis, abordent aussi des sujets très concrets : gestion des données, protection de la vie privée, réflexes face aux arnaques en ligne. « Donner des outils, des clés à des personnes qui n’en ont pas forcément », insiste Claire Stosskopf-Marcuz. Une approche rassurante, pensée pour retrouver de l’autonomie dans les démarches du quotidien.
Des permanences gratuites pour débloquer une situation
Au-delà des sessions en groupe, le Shadok propose des permanences numériques : des rendez-vous individuels, gratuits, pour résoudre un problème précis. Cela peut être une difficulté administrative — déclaration CAF, impôts, formulaires en ligne — ou une question plus technique. Ici, on prend le temps de comprendre, de corriger, d’expliquer, afin que la personne puisse ensuite refaire seule.
Le Shadok agit comme un tremplin, pour que le numérique redevienne un facilitateur plutôt qu’un obstacle, notamment pour les publics qui n’ont pas eu « le temps ni le moyen économique de s’y adapter ».
Créer, apprendre, se divertir : le numérique devient un terrain d’expression
Le Shadok ne se limite pas aux usages essentiels : il ouvre aussi la porte au numérique créatif. Jeux vidéo indépendants, musique électronique, design, fab lab, code club… autant d’ateliers pour découvrir, expérimenter et produire. « Le numérique créatif va plutôt concerner la partie jeux vidéo… musique électronique, design, fab lab », détaille Claire Stosskopf-Marcuz.
Parmi les propositions, des initiations à la musique assistée par ordinateur sont animées par la Longevity Music School. Les participants peuvent s’essayer à des logiciels comme Ableton, apprendre le mix et surtout oser créer. Une façon de transformer l’écran en outil d’expression, et de rappeler que le numérique peut aussi rassembler et révéler des talents.
Depuis 2024, cette dynamique s’appuie sur un collectif d’associations qui animent le lieu : la Cybergrange, Emmaüs Connect, la Ligue de l’enseignement, Longevity Music School et Random Bazar. Au Shadok, le numérique se partage, et ça change tout.
Chargement des articles recommandés…