Par Yvan Styve
– Publié le
08 Jan 2026 à
10:00
L’hommage national à Brigitte
Bardot déclenche une polémique explosive sur C à vous. Les
chroniqueurs s’affrontent violemment sur l’héritage politique
sulfureux de l’icône française.
© France 2
Les obsèques de Brigitte Bardot déclenchent immédiatement une
tempête médiatique sur les plateaux télévisés français. Le mercredi
7 janvier, alors que la nation rend hommage à l »actrice disparue, C
à vous devient le théâtre d’un affrontement verbal sans précédent.
Par conséquent, Anne-Élisabeth Lemoine et ses invités plongent dans
les zones d’ombre de l’engagement politique de la star. Les
révélations sur ses liens avec l’extrême droite provoquent ainsi
des réactions passionnées et contradictoires. Néanmoins, c’est la
présentation d’une photographie historique qui met véritablement le
feu aux poudres entre les chroniqueurs et voici pourquoi.
La photo compromettante qui déclenche les hostilités entre
chroniqueurs

Photographie montrant Brigitte Bardot aux côtés de Jean-Marie Le
Pen et de Pierre Lagaillarde présentée par Louis Amar
Anne-Élisabeth Lemoine ouvre le débat en dévoilant un cliché
controversé datant des années 50. En effet, l’image montre Brigitte
Bardot aux côtés de Jean-Marie Le Pen, alors simple député
accompagnant des soldats français blessés en Algérie. Louis Amar
précise d’ailleurs que Pierre Lagaillarde, co-fondateur futur de
l’OAS, figure également sur cette photographie explosive.
Cependant, Mireille Dumas et Yves Bigot réagissent instantanément
avec véhémence contre cette présentation qu’ils jugent réductrice
et injuste. « Je souhaite intervenir parce que c’est elle qui a
eu le plus grand courage pour lutter contre l’OAS », lance
Yves Bigot avec fermeté. Le journaliste riposte froidement : «
Bien sûr, il n’est pas question de dire qu’elle était soutienne
de l’OAS ».
Le racket de l’OAS révèle une autre facette de Brigitte Bardot
En novembre 1961, l’actrice reçoit effectivement une lettre de
menace réclamant 50 000 francs pour financer les activités de
l’OAS. « L’inexécution de cet ordre amène l’entrée en action
des sections spéciales de l’OAS », stipule clairement le
courrier intimidant adressé à la star. Toutefois, Brigitte Bardot,
dont la plastique a toujours sucité un curieux mystère, refuse
catégoriquement ce chantage en publiant une réponse courageuse dans
L’Express. « Je ne marche pas parce que je n’ai pas envie de
vivre dans un pays nazi », affirme-t-elle publiquement. Elle
porte également plainte pour chantage avec l’aide de Robert
Badinter et Jean-Pierre Le Mée, ses avocats dévoués. Cette
résistance démontre ainsi la complexité d’un parcours politique
souvent réduit à ses dérives ultérieures controversées.
Les condamnations pour racisme assombrissent définitivement
l’héritage de l’icône
Yves Bigot souligne néanmoins que la rencontre photographiée
demeure totalement fortuite selon les explications ultérieures de
l’actrice. D’ailleurs, elle militait aux côtés de Roger Vadim pour
défendre les époux Rosenberg menacés d’exécution aux États-Unis.
Pourtant, Louis Amar rappelle qu’elle soutient publiquement les
maires FN de Vitrolles et Toulon dans les années 90. « Je
souhaite qu’elle sauve la France. Elle est la Jeanne d’Arc du XXIe
siècle », déclare-t-elle à propos de Marine Le Pen. Le
chroniqueur révèle également que Brigitte Bardot accumule cinq
condamnations pour incitation à la haine raciale depuis 1997. En
2021, elle écope d’ailleurs d’une amende de 20 000 euros pour avoir
qualifié les Réunionnais de « sauvages ». Une révélation
qui intervient après que
Audrey Crespo-Mara ait elle aussi récemment balancé sur les
frasques juridico-racistes de la défunte.
