📷 Au dépôt pétrolier de Bassens (Gironde), bloqué par les agriculteurs : « L’idée, c’est de rester »

Dans la nuit de mercredi 7 au jeudi 8 janvier, des convois de la Coordination rurale (CR) des départements des Landes, Pyrénées Atlantique, Lot-et-Garonne et Gironde ont convergé vers Bassens, près de Bordeaux, pour bloquer le site de stockage pétrolier, malgré l’interdiction des convois de tracteurs mis en place par le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Etienne Guyot. Plusieurs ronds-points du site sont fermés à la circulation, et des déviations on été mises en place.

Des agriculteurs bloquent l’accès au dépôt pétrolier « Docks des pétroles d’Ambès » sur un rond-point de Bassens (Gironde), lors d’une manifestation organisée par la Coordination Rurale (CR), le 8 janvier 2026. Des agriculteurs bloquent l’accès au dépôt pétrolier « Docks des pétroles d’Ambès » sur un rond-point de Bassens (Gironde), lors d’une manifestation organisée par la Coordination Rurale (CR), le 8 janvier 2026. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

Depuis tôt ce jeudi matin, plus aucun camion citerne ne sort du dépôt de Bassens, lequel assure une mission de prestataire de services logistiques pour le compte des différents distributeurs de produits pétroliers. Il gère la réception, le stockage et le chargement de carburants, biocarburants, additifs pour les stations services, les revendeurs et pour l’aviation, pour un volume qui correspond à 5 % du volume consommé en France.

Farmers stand by boards depicting European Commission President Ursula von der Leyen as they block the access to the Farmers stand by boards depicting European Commission President Ursula von der Leyen as they block the access to the « Dock des Petroles d’Ambes » oil depot after farmers blocked its access during a demonstration organised by the French agricultural union Coordination Rurale (CR) as part of a nationwide day of protests and actions called by several farmers unions to push the French government to block the Mercosur trade deal and protest against its handling of the nodular dermatitis (CND) epidemic, in Bassens outside Bordeaux, south-western France on January 8, 2026. (Photo by Christophe ARCHAMBAULT / AFP) CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

Sur deux ronds-points stratégiques, des membres de la CR ont donc installé, ce jeudi matin, leur campement, prévu pour durer. « On est ici pour paralyser le trafic de carburant, ce qui, on l’espère, va impacter l’Etat au niveau financer et le faire réagir » annonce d’emblée Fabrice Lagueyt, co-président de la CR33, et éleveur de bovins à Saint-Laurent du Médoc (Gironde). Comme sur les autres points de blocage, les revendications portent sur le refus du protocole d’abattage mis en place pour endiguer la dermatose nodulaire, et le traité de libre échange entre l’Union européenne et le Mercosur, dont le vote par les Etats membres de l’UE est imminent.

« L’idée, c’est de rester » insiste M. Lagueyt. Des représentants de la Coordination rurale de la région doivent être reçus dans l’après-midi par le préfet Guyot. « On va discuter une énième fois autour d’une table » soupire Fabrice Lagueyt, arguant que ce mouvement agricole est « pacifique », mais qu’il est grand temps d’être entendu. D’autres blocages sont en cours d’organisation.

Devant le dépôt pétrolier « Docks des pétroles d’Ambès », à Bassens (Gironde), le 8 janvier 2026. Devant le dépôt pétrolier « Docks des pétroles d’Ambès », à Bassens (Gironde), le 8 janvier 2026. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP Sur la route du dépôt pétrolier « Docks des pétroles d’Ambès », à Bassens (Gironde), le 8 janvier 2026. Sur la route du dépôt pétrolier « Docks des pétroles d’Ambès », à Bassens (Gironde), le 8 janvier 2026. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP