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18 h 45. Emmanuel Macron annonce que la France votera « contre » l’accord UE-Mercosur, invoquant un « rejet politique unanime ». La signature de l’accord ne constituera pas « la fin de l’histoire » indique-t-il également

18 h 40. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état de 67 actions dans 39 départements, lors d’une conférence de presse. Au total, 2.200 personnes et 625 tracteurs ont été recensés par ses services au cours de cette journée de mobilisation des agriculteurs.

18 h 10. Le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau appelle le ministère de l’Intérieur à « enlever les amendes, lever les gardes à vue et libérer » les tracteurs mis en fourrière pour que ses troupes, mobilisées depuis l’aube en région parisienne, puissent « rentrer se reposer ».

« Je n’ai vu aucune déclaration comme quoi les paysans étaient essentiels pour la France, c’est une honte », a-t-il déclaré, juché sur un tracteur à la sortie de son rendez-vous avec la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. « Le combat sera dur et long », a-t-il ajouté, en précisant que ses troupes étaient prêtes à « revenir ».

18 h 05. Au rond-point de Parçay-Meslay, au nord de Tours, Grégoire, agriculteur (grandes cultures) depuis dix ans témoigne : « aujourd’hui, je cumule deux métiers. Au départ, ma seconde activité, dans l’expertise agricole, c’était un complément de revenu. Maintenant, c’est devenu une obligation pour s’en sortir ».

De son côté, Jérôme, agriculteur depuis 30 ans s’inquiète. « Avec toutes les matières actives qui deviennent progressivement interdites, je ne sais pas comment nous allons produire des céréales d’ici trois ans en Indre-et-Loire, puisqu’aucune alternative n’est proposée. Nous sommes dans l’impasse ».

17 h 17. Les agriculteurs qui manifesté dans l’après-midi à Tours (Indre-et-Loire) quittent le centre-ville. Le convoi prend la direction de Chambray-lès-Tours.

17 h 06. Au rond-point de Parçay-Meslay, au nord de Tours, Le préfet d’Indre-et-Loire, Thomas Campeaux, est allé à la rencontre des agriculteurs pour notamment présenter les avancées au niveau européen, telles que l’augmentation des contrôles des importations agricoles. Sans pour autant convaincre les personnes présentes. « Nous manquons de concret, on nous roule dans la farine », a lancé l’un des agriculteurs. Un échange dans le calme même si la colère se sentait dans les propos des agriculteurs.

Les agriculteurs de la CR37 occupent le rond-point de Parçay-Meslay, au nord de Tours. Le préfet d’Indre-et-Loire, Thomas Campeaux, est allé à leur rencontre.

Les agriculteurs de la CR37 occupent le rond-point de Parçay-Meslay, au nord de Tours. Le préfet d’Indre-et-Loire, Thomas Campeaux, est allé à leur rencontre.
© photo NR Julien Pruvost

16 h 35. Dans l’Indre, une dizaine d’agriculteurs ont tenté en vain de bloquer un l’échangeur 21 de l’A20. Ils voulaient « marquer le coup », « en soutien » à leurs « collègues montés à Paris », explique Sébastien Dumignard, éleveur à Azerables (Creuse) mais les forces de l’ordre les en ont empêchés.

16 h 21. À Tours, les agriculteurs ont quitté la place Jean-Jaurès pour aller déverser lisier, fumier et pneus devant la cité administrative du Cluzel, siège de la DDTT et de la DDT (direction départementale des Territoires).

Les agriculteurs ont redescendu l’avenue de Grammont après avoir rallié la place Jean-Jaurès.

Les agriculteurs ont redescendu l’avenue de Grammont après avoir rallié la place Jean-Jaurès.
© photo NR Olivier Brosset

16 h 12. À Paris, le sénateur d’Indre-et-Loire Vincent Louault est allé à la rencontre les militants de la CR 37.

« Je suis solidaire du monde agricole qui se regroupe sur la question du mal-être de la profession, a déclaré Vincent Louault, peu après sa rencontre avec une délégation de manifestants d’Indre-et-Loire devant l’Assemblée nationale. La manifestation parisienne s’est jusqu’ici bien passée, sans excès. Ils sont venus en quelque sorte planter leur fanion à Paris pour se faire entendre. »

Des agriculteurs d’Indre-et-Loire et le sénateur Vincent Louault, jeudi, à Paris.

Des agriculteurs d’Indre-et-Loire et le sénateur Vincent Louault, jeudi, à Paris.
© (Photo transmise par la CR37)

16 h 10. Côté Loir-et-Cher, le convoi d’une douzaine de tracteurs bloqué cette nuit à Ollainville (Essonne) par les forces de l’ordre, est reparti vers le Loir-et-Cher, sous escorte policière, annonce Axel Masson, secrétaire général de CR 41.

Le convoi de vingt-cinq tracteurs arrêté pour sa part à Corbeil-Essonnes est quant à lui toujours bloqué. Les manifestants négocient pour récupérer leurs six tracteurs saisis.

Au nord du Loir-et-Cher, des barrages filtrants sont toujours en place à Épuisay sur la D357 et Saint-Hilaire-la-Gravelle, sur la N10. Des déviations ont été mises en place. Mais en début d’après-midi, on comptait encore de nombreux camions venant de Vendôme, bloqués sur la N10.

16 h 02. D’après Le Monde, citant le ministère de l’Intérieur, 109 tracteurs ont été recensés en région parisienne, dont 46 dans Paris et 670 manifestants. Un point presse est prévu à 18 h.

15 h 25. À Tours, Amélie Forest, élue CR à la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire, est arrivée place Jean-Jaurès. « C’est une manifestation plurisyndicale, même si la demande a été déposée par la Coordination rurale », précise-t-elle. « Nous sommes toujours la pour la mêle chose : pouvoir vivre de notre métier. Ça fait deux ans qu’on ne nous entend pas, ça ne peut plus durer. Certains sont à bout. » Les agriculteurs n’excluent pas de se déplacer, à pied cette fois-ci.

À Parçay-Meslay (Indre-et-Loire), un barrage filtrant a été mis en place, au niveau du rond-point qui croise les départementales 76 et 910. Une quinzaine d’agriculteurs et des gendarmes sont sur site.

« Nous sommes là aussi pour soutenir les collègues qui sont à Paris. On souhaite la levée des gardes à vues et de la mise en fourrière de tracteurs », indique Fabien Moussu, de la CR 37. « Nous sommes là pour être vus. Si on ne bloque pas dans ce pays, nous ne sommes pas entendus. Nous n’allons pas mourir en silence », assure-t-il.

Un feu a été allumé au rond-point situé au croisement des routes départementales 76 et 910, à Parçay-Meslay (Indre-et-Loire).

Un feu a été allumé au rond-point situé au croisement des routes départementales 76 et 910, à Parçay-Meslay (Indre-et-Loire).
© (Photo NR, Julien Pruvost)

À Paris, les agriculteurs d’Indre-et-Loire ont fait face à un important dispositif des forces de l’ordre à l’abord de l’Assemblée nationale. Une partie reprend la route en voiture pour venir en soutien aux rassemblements tourangeaux. Les tracteurs restent pour l’instant sur place, la majorité à proximité de la Porte d’Orléans, un seul stationné non loin de la Tour Eiffel. « C’est loin d’être terminé », promet Jérôme Lespagnol, l’un des représentants de la CR 37 et 3e vice-président de la chambre d’agriculture, avant de reprendre la route vers l’Indre-et-Loire.

15 h 10. La préfecture d’Indre-et-Loire indique que « des difficultés de circulation sont à prévoir sur plusieurs axes », en particulier dans le centre-ville de Tours, où des agriculteurs sont rassemblés. Elle recommande d’éviter ce secteur et d’anticiper les déplacements.

14 h 08. Quelques tracteurs sont arrivés en centre-ville de Tours, autour de la place Jean-Jaurès, escortés par les forces de l’ordre.

Ils n’arborent pas de drapeaux permettant de les identifier ou non comme membres de la Coordination rurale.

13 h. À Tours, les gendarmes ont stoppé le convoi agricole pour des contrôles des véhicules, à l’entrée de la zone industrielle du Menneton.

Les gendarmes procèdent à des contrôles de véhicules, sur le boulevard Louis XI, à Tours.

Les gendarmes procèdent à des contrôles de véhicules, sur le boulevard Louis XI, à Tours.
© (Photo NR, Olivier Brosset)

12 h 15. La FNSEA, syndicat agricole majoritaire, appelle à manifester le 20 janvier prochain à Strasbourg si l’accord commercial avec les pays du Mercosur est signé par l’UE ce week-end.

12 h. En Indre-et-Loire, un convoi d’une quinzaine de tracteurs se dirige vers Tours, via la D959. Plus tôt, les agriculteurs s’étaient retrouvés à la Croix Haber, près de Cléré-les-Pins.

Quelques tracteurs tourangeaux à La Membrolle-sur-Choisille, en direction de Tours, jeudi midi.

Quelques tracteurs tourangeaux à La Membrolle-sur-Choisille, en direction de Tours, jeudi midi.
© (Photo NR, Olivier Brosset)

11 h 57. L’Irlande votera contre l’accord commercial de l’Union européenne avec le Mercosur lors d’un vote vendredi, a annoncé son vice-premier ministre Simon Harris. « Bien que l’UE ait accepté un certain nombre de mesures supplémentaires, elles ne sont pas suffisantes pour satisfaire nos concitoyens. Notre position demeure donc inchangée. Nous voterons contre l’accord », a-t-il déclaré dans un communiqué. Cette décision ne devrait cependant pas empêcher la Commission européenne d’obtenir le feu vert d’une majorité d’États membres.

11 h 35. Malgré les déviations mises en place par la préfecture, les barrages filtrants créent d’importantes perturbations au nord du Loir-et-Cher, notamment pour les camions sur la N10 à hauteur de Saint-Hilaire-la-Gravelle. Un site sur lequel on trouve une vingtaine de tracteurs et une cinquantaine de manifestants.

Le barrage filtrant installé sur la N10, à hauteur de Saint-Hilaire-la-Gravelle, en Loir-et-Cher, jeudi matin.

Le barrage filtrant installé sur la N10, à hauteur de Saint-Hilaire-la-Gravelle, en Loir-et-Cher, jeudi matin.
© (Photo cor. NR, Sylvie Foisset)

11 h 10. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet est à la rencontre des agriculteurs de la CR, devant l’Assemblée nationale. Chahutée et touchée au visage par un projectile, elle a proposé une rencontre à 14 h à l’ensemble des organisations syndicales. Plus tôt, Bertrand Vanteau avait demandé à la rencontrer, ainsi que Gérard Larcher, le président du Sénat.

« On est fatigué, on manque de reconnaissance, de revenus, on n’a pas de perspective », se désole devant l’Assemblée auprès de l’AFP Sylvere Nollet, 52 ans, éleveur bovin et céréalier dans la Somme. L’abattage total des troupeaux infectés par la dermatose est « un exemple de ce qui ne va pas en France, on ne nous fait pas confiance ».

11 h 02. Sur son compte X, la Coordination rurale juge que se rendre à Paris « n’est pas une fin en soi » mais que c’est « la preuve de la détermination de femmes et d’hommes qui se lèvent tôt, travaillent dur chaque jour, et ne parviennent toujours pas à vivre dignement de leur métier ».

Depuis deux ans et les premières manifestations, « la situation s’est encore dégradée, faute de réponses et de solutions concrètes de la part de l’État », estime-t-elle, ajoutant que les agriculteurs « attendent des décisions rapides, efficaces et à la hauteur des enjeux, pour enfin pouvoir envisager l’avenir avec clarté et dignité ».

« Sans réponses, la détermination restera intacte », prévient-elle.

10 h 25. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a appelé les agriculteurs qui manifestent dans Paris et plusieurs villes au « maintien du calme, au sens des responsabilités et au dialogue », reconnaissant les « inquiétudes et revendications » de la profession comme « légitimes ».

« Le dialogue est constant et il se poursuit. Le combat que je mène pour protéger nos agriculteurs continue. Des avancées importantes ont été obtenues cette semaine au niveau européen, mais le travail n’est pas terminé », a-t-elle ajouté dans une déclaration transmise à l’AFP.

10 h 20. « Nous étions passés depuis dimanche ! » Au moins sept tracteurs et une dizaine d’agriculteurs d’Indre-et-Loire ont rejoint la région parisienne dans la nuit de mercredi à jeudi. « La Loire fait un barrage naturel, des centaines de tracteurs arrivant du sud de la Loire sont passés les jours d’avant », révèle Jérôme Lespagnol, l’un des représentants de la Coordination rurale 37, et 3e vice-président de la Chambre d’agriculture.

Les agriculteurs mobilisés mercredi 7 janvier dans le département visaient à « faire diversion » localement pour permettre au maximum de manifestants d’atteindre la région parisienne malgré les nombreux barrages.

Des agriculteurs tourangeaux ont réussi à atteindre la Tour Eiffel, jeudi matin.

Des agriculteurs tourangeaux ont réussi à atteindre la Tour Eiffel, jeudi matin.
© (Photo CR 37)

Le gros du contingent tourangeau était bloqué Porte d’Orléans par les forces de l’ordre ce jeudi matin. Seuls trois agriculteurs avaient réussi à « passer par les ruelles » et atteindre la Tour Eiffel. « Une fierté pour nous », se félicite Jérôme Lespagnol.

Des agriculteurs de la Vienne, partis mardi, figurent également parmi les manifestants parisiens.

10 h 10. En Loir-et-Cher, cette nuit, une quarantaine de tracteurs se sont dirigés vers Paris mais n’ont pas réussi à joindre la capitale. Certains ont décidé de manifester en organisant des barrages filtrants sur les routes du département.

9 h 07. Au micro de Franceinfo, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a qualifié d’« illégal » le blocage partiel de l’autoroute A13 – depuis levé – par des agriculteurs autour de Paris, ce matin, et la volonté d’aller devant l’Assemblée nationale. « Le ministre de l’Intérieur ne laissera pas faire », a-t-elle ajouté. Invité de BFMTV, Bertrand Vanteau a déclaré que les propos de Maud Bregeon étaient « ignobles ».

Plusieurs agriculteurs membres de la Coordination rurale d’Indre-et-Loire font partie du groupe qui a rejoint la Tour Eiffel au petit matin.

Au niveau de la porte d’Auteuil, des arbres ont été coupés et mis en travers de la route.

8 h 15. Le ministère de l’Intérieur fait état d’une centaine de tracteurs qui ont pu entrer à Paris, « même si la plupart sont bloqués aux portes de la capitale », indique-t-il. Ces convois d’agriculteurs ont contourné et forcé « parfois en prenant des risques totalement inconsidérés » les barrages mis en place dans la grande couronne et la petite couronne de Paris, selon cette même source. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, « suit très attentivement la situation », a ensuite précisé son entourage.

7 h 45. Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent que les agriculteurs sont pour l’heure encadrés par un important dispositif policier.

Un journaliste du Figaro fait état sur son compte X de plusieurs dizaines de tracteurs bloqués à la porte d’Auteuil, à l’ouest de Paris, depuis le milieu de la nuit. Petit à petit se sont greffés des agriculteurs en provenance de Dordogne, d’Eure-et-Loir, d’Orne et de Sarthe.

7 h 30. Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à cette nouvelle journée de mobilisation d’une partie du monde agricole. Des rassemblements et actions sont prévus tout au long de ce jeudi 8 janvier 2026. Voici ce qu’il faut avoir en tête, ce matin.

Mercosur, lutte contre l’épizootie de dermatose : la Coordination rurale appelle à la mobilisation

  • Des tracteurs d’agriculteurs membres du syndicat Coordination rurale sont entrés au cœur de Paris avant l’aube. Certains ont gagné la tour Eiffel – une vingtaine –, entre 3 h et 4 h du matin. D’autres se sont rassemblés près de l’Arc de Triomphe, afin de porter dans la capitale les revendications d’une profession en colère.
  • Sur la pelle d’un tracteur, il est inscrit « CR 33 NON AU MERCOSUR ». « France ! Veux-tu encore de tes paysans », peut-on lire sur la pelle d’un autre.
  • « Nous voulons être reçus ce jour par la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat » a précisé à l’AFP Bertrand Venteau, récemment élu à la tête de la CR. Un appel à manifester devant l’Assemblée nationale à 10 h a été lancé par le syndicat. Coutumier des actions musclées, il avait pour sa part affirmé que la CR entendait porter « pacifiquement » ses demandes aux parlementaires et sur des lieux parisiens « symboliques », quitte à voir la moitié de ses troupes « finir en garde à vue ».
  • Un arrêté de la préfecture de police pris mercredi soir avait interdit l’accès des tracteurs à certaines zones sensibles de la capitale notamment l’Élysée, Matignon, le Parlement, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, ou le marché de Rungis, entre autres. Mercredi, des heurts et interpellations ont émaillé certains déplacements, mais sans les arrêter.
  • La CR entend protester notamment contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur mais aussi contre la gestion par l’État de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le Sud-Ouest, bastion historique de la CR.