CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Le chef natif des Pouilles qui glana 2 étoiles en moins de deux ans, est de retour, désormais dans le 1er arrondissement de la capitale.

Où l’on retrouve Martino Ruggieri, grand chef italien, enfant des Pouilles, talent sur pointes, comète déjà passée par Paris le temps d’y allumer 2 étoiles en deux courtes années, vite reparti chez lui, de retour à ouvrir aujourd’hui les arcades comme les accolades de « sa » maison au Palais-Royal. Lui du côté de ces cuisines intranquilles lorsqu’elles bataillent au créatif, composent l’hypersensible, poussent à la surprise ou laissent sur le qui-vive. Encore plus loin, plus risqué à se présenter désormais dans l’ambition du chef poète.

Au risque d’être moquée, sa carte en assume l’audace, le fantasque, peut-être même le bizarre et le dérisoire, entièrement rédigée en vers libres, pleine de curieuses lignes à dire le fond des assiettes, alerter « du sel, une mousse d’eau de mer, des algues écrasées, visqueuses, une odeur de marée basse, de filets humides, une mayonnaise épaisse qui colle au palais et au souffle » ou dévoiler un « canard, rôti, coupé en fines tranches, sa chair…

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Le Figaro

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