Attendu comme le premier film de zombies de 2026, ce nouveau projet cinématographique fait déjà face à un obstacle de taille. L’industrie et les fans s’interrogent sur l’avenir du film avant même le début du tournage.
Tl;dr
- Film zombie introspectif, peu d’attaques traditionnelles.
- Marketing trompeur, public désorienté.
- Daisy Ridley incarne une héroïne en quête de deuil.
Un nouveau regard sur les zombies : entre introspection et déception
Après des décennies à façonner l’imaginaire collectif, les zombies continuent d’évoluer sur nos écrans. Pourtant, avec We Bury The Dead, la première production du genre prévue pour 2026 surprend autant qu’elle divise. Porté par la présence magnétique de Daisy Ridley, le film ne se contente pas de reprendre les codes habituels des œuvres comme The Walking Dead ou Dawn of the Dead. Ici, le spectateur est invité à explorer un univers où l’apocalypse prend un visage beaucoup plus personnel.
L’île de Tasmanie : laboratoire d’une apocalypse singulière
L’intrigue plonge le public au cœur d’une expérience gouvernementale américaine ratée, ayant plongé l’île de Tasmanie dans une torpeur funèbre : humains et animaux y errent désormais, cerveaux éteints, transformant les rues en nécropole à ciel ouvert. Parmi ces êtres figés, seules quelques créatures s’animent selon les codes classiques du zombie. Le personnage d’Ava Newman, incarné par Daisy Ridley, se lance alors dans une mission poignante – retrouver son mari disparu lors d’un voyage d’affaires, tout en s’engageant auprès des autorités pour nettoyer la ville.
Un film au rythme lent qui interroge la nature même du genre
Contrairement aux attentes suscitées par sa promotion, l’action pure laisse place à l’introspection et à l’émotion. Les spectateurs suivent Ava confrontée non seulement aux morts-vivants, mais surtout à ses propres fantômes intérieurs. Le récit alterne moments glaçants – comme cette scène bouleversante où Ava croise un zombie creusant sa propre tombe – et séquences contemplatives. Pour clarifier la tonalité du film :
- Peu d’attaques violentes de zombies sont montrées (seulement trois notables).
- La plupart des morts-vivants inspirent davantage la pitié que la peur.
- L’accent porte sur le processus de deuil et la solitude.
L’écart entre marketing et réalité : une réception contrastée
Malgré une note critique respectable sur Rotten Tomatoes (83%), le film subit un véritable revers auprès du public (score de 47 %). Un fossé que certains attribuent directement à une stratégie promotionnelle trompeuse : vendue comme un thriller apocalyptique nerveux, cette œuvre propose finalement une exploration lente et sensible du chagrin. À l’image du malentendu qu’avait connu « It Comes at Night » en 2017, nombreux sont les spectateurs à ressortir déconcertés. De quoi relancer le débat sur les attentes face au genre zombie aujourd’hui…