Une adolescente de 15 ans a porté plainte, le week-end dernier, auprès de la gendarmerie. Elle affirme avoir été victime d’un viol collectif, commis par cinq garçons qui, de longue date, font partie de son cercle de connaissances, chez l’un des mis en cause.

Les faits sont très graves. Ils remonteraient à la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, dans la commune du Moule.

Contrôle judiciaire avec interdiction de contact mutuels

La justice a pris très au sérieux son témoignage, puisque les cinq suspects ont rapidement été interpellés et entendus, dès le samedi. Ils ont d’ores et déjà été mis en examen, lundi, pour « viol en réunion sur mineure de moins de 15 ans » et placés sous contrôle judiciaire, dans l’attente de leur procès. Il s’agit de trois jeunes majeurs et de deux mineurs. Laissés libres, ils ont néanmoins interdiction de se contacter mutuellement et, bien sûr, de contacter la victime.

Une information judiciaire a été ouverte et confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie du Moule, indique la procureure de la République de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo. Les enquêteurs doivent confirmer la véracité des évènements tels que décrit par la plaignante, en déterminer les circonstances, ainsi que le rôle et l’implication de chacun des protagonistes.

Certains des mis en cause reconnaissent les faits, en les minimisant ; d’autres les contestent.

Un nouveau fait d’une violence extrême en Guadeloupe

L’instruction peut prendre une année ; une année durant laquelle la victime doit tenter de se reconstruire, avant de faire face à ses bourreaux, dans une salle d’audience.

L’affaire, si elle se confirme, est source d’effroi. Comment des « amis » ont-ils pu se transformer en agresseurs et infliger un tel traitement à cette jeune fille, lui nuire, la souiller, l’humilier, la violenter ainsi ? Décidément, la violence, au fil des jours, semble franchir de nouveaux paliers, en Guadeloupe.