Celui qui a échoué à prendre la tête du PS en juin 2025 nourrit l’ambition de faire de sa ville «aujourd’hui dans le top 4, la ville la plus attractive de France».

Le maire PS de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol a annoncé à l’AFP être candidat à sa propre succession lors des élections municipales de mars, une décision qu’il avait conditionnée aux résultats médicaux d’un cancer traité depuis 2022. «Tous les voyants sont au vert, mes analyses ne pourraient pas être meilleures, donc je suis candidat» à un deuxième mandat, a déclaré dans un entretien à l’AFP Nicolas Mayer-Rossignol, opéré trois fois entre 2022 et 2024 pour une tumeur agressive à la vessie.

Nicolas Mayer-Rossignol souhaite incarner une «majorité de rassemblement», pour porter «les valeurs de la ville de Rouen, humaniste et féministe, progressiste et laïque». Celui qui a échoué à prendre la tête du PS en juin 2025 nourrit l’ambition de faire de sa ville «aujourd’hui dans le top 4, la ville la plus attractive de France». Parmi les grands projets annoncés, un nouveau tramway, étendre la gratuité des transports aux moins de 25 ans ainsi qu’aux retraités, et des mesures d’aide à la garde d’enfants pour les familles monoparentales.


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Insuffler un «esprit de résistance»

À 48 ans, Nicolas Mayer-Rossignol espère «conserver une cohérence» entre la mairie et la métropole, dont une gouvernance bicéphale n’aurait selon lui «aucun sens». L’ancien secrétaire délégué du PS, qui a grandi au Mali, veut insuffler un «esprit de résistance» contre son «seul adversaire, la droite extrême et l’extrême droite». Élu au second tour avec 67% des voix en 2020, le maire de Rouen fera face notamment à Marine Caron (union de la droite et du centre), Grégoire Houdan (RN) et Maxime Da Silva (LFI).

Au sujet du cancer, qui «touche de plus en plus de gens, de plus en plus jeunes», le natif de Bordeaux veut «briser le tabou». «Le lien social et professionnel est décisif pour sortir d’une maladie qui fait peur, il faut en parler», a-t-il indiqué, regrettant lui-même de ne pas avoir averti ses proches plus tôt. La santé environnementale «intéresse beaucoup» ce normalien, scientifique de formation et diplômé en génomique.

«Sur notre territoire, des problèmes de santé sont liés à des pollutions historiques, à l’activité industrielle», s’est inquiété le maire de Rouen, touché juste avant son élection par le gigantesque incendie de l’usine Lubrizol, en 2019. L’ingénieur du corps des mines a rappelé la division par trois à cinq de la pollution aux différentes particules fines et à l’ozone durant sa mandature, par deux pour le dioxyde d’azote, grâce aux mesures d’incitation sur le vélo, le covoiturage ou les transports en commun. «Il me reste plein de choses à faire», a conclu Nicolas Mayer-Rossignol.