l’essentiel
Représentant d’un collectif de défense des piétons, Richard Mebaoudj, par ailleurs connu pour son combat contre la Tour Occitanie, annonce qu’il n’a pas pu réunir les 69 candidats et candidates nécessaires pour mener une liste aux municipales de mars.
À près d’un mois du dépôt des candidatures pour les municipales qui se dérouleront les 15 et 22 mars, la ligne de départ se précise. Ce jeudi soir, par communiqué, un candidat a annoncé que, faute d’avoir pu atteindre le nombre nécessaire de 69 candidats avec la parité, il jetait l’éponge. Il s’agit de Richard Mebaoudj qui avait dit vouloir participer à l’élection il y a un an, dès le début de 2025, pour défendre les droits des piétons. Et qui affirmait alors avoir les moyens de monter cette liste.
Connu pour son combat acharné contre la Tour Occitanie, ce Toulousain, qui habite dans le quartier de la gare Matabiau, est aussi le représentant d’une association de défense des piétons. Avec la liste baptisée « Toulouse à pied et en commun », il voulait à nouveau mettre l’accent sur la difficile cohabitation piétons-cycles et voitures dans le centre de Toulouse.
Parmi ses propositions figuraient le souhait d’une verbalisation beaucoup plus sévère des cyclistes, l’obligation de mettre pied à terre rue Alsace et la réglementation de la circulation des deux-roues sur les digues de la Graonne et berges du canal.
La voix des piétons
S’il renonce aux municipales, Richard Mebaoudj prévient que des membres de son collectif sont prêts à partir aux prochaines législatives, toujours pour porter la voix des piétons. « Nous constatons que, malheureusement, aucun parti de quelque tendance qu’il soit ne prendra les décisions courageuses et nécessaires pour améliorer vraiment la situation de plus en plus dégradée des piétons que ce soit au niveau des municipalités ou de l’Assemblée nationale. C’est pour cette raison, que nous maintiendrons la pression, comme nous l’avons fait ces derniers mois, en mettant en avant des sujets et des préoccupations ignorés par les formations politiques. » Richard Mebaoudj, dont les positions sont proches de LFI bien qu’il défende une posture apolitique, entend donc bien rester présent dans le débat public.
Dernièrement, il a enfourché un nouveau cheval de bataille en créant un collectif de « vigilance » sur les tunneliers de la 3e ligne après l’effondrement du plancher d’une maison à Bonnefoy en juin.