L’ère de Margaret Thatcher, quand le Royaume-Uni faisait figure de champion du néolibéralisme et de havre pour les plus fortunés, semble bien lointaine. Alors que le gouvernement travailliste s’efforce d’équilibrer les comptes publics, plusieurs mesures ont fait grincer des dents les plus riches et conduit certains d’entre eux à l’exil fiscal. Si la tendance n’est pas aussi prononcée que le clame l’opposition, elle inquiète malgré tout le gouvernement.

En cause : une réforme de mars 2024 par laquelle le précédent gouvernement conservateur a aboli le régime dit « des non-domiciliés », supprimant ainsi les exonérations sur les revenus et gains étrangers. C’est une fort mauvaise nouvelle pour les résidents britanniques disposant d’actifs internationaux. En octobre 2024, le gouvernement travailliste a, pour sa part, augmenté la taxation du capital, des entreprises et des successions. Ces décisions ont été vivement critiquées par les organisations patronales et les figures de la tech, d’autant plus qu’un programme de visa réservé aux investisseurs (2 millions de livres au minimum) a également été supprimé.