Une année culturelle se clôture pour les deux métropoles d’Occitanie, toutes deux marquées par une augmentation de la fréquentation des musées permise grâce à l’organisation de nombreuses expositions. Mais aussi des réouvertures : le musée des Augustins à Toulouse ou encore le Pavillon Populaire à Montpellier ont ainsi ravi les visiteurs en 2025.
La ville Rose a particulièrement attiré les amateurs de culture en témoigne l’augmentation de la fréquentation de ses espaces culturels avec plus de 3 millions de visiteurs, soit 5 % de plus qu’en 2024. Les musées et monuments ont donc accueilli plus de 1,8 million de personnes.
Dans le quartier des Carmes, le musée des Arts Précieux Paul-Dupuy a vu ses entrées doubler avec 43 900 visiteurs grâce au grand succès de ses expositions, comme Henri-Georges Adam. Un moderne révélé, visible jusqu’au 18 janvier.
Cinq autres musées et monuments de la ville ont également vu de nouveaux visiteurs franchir leurs portes : 15 % en plus au Couvent des Jacobins (182 000 visiteurs), 8 % à la basilique Saint-Sernin (974 000 visiteurs), 32 % à la chapelle des Carmélites (184 000 visiteurs).
Le Castelet a, lui aussi, connu une belle augmentation de ses visites, 35 %, grâce aux expositions qui ont conquis le public. Enfin, la chapelle de la Grave a presque doublé son nombre de visiteurs en accueillant 60 000 personnes.
Par ailleurs, Les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse ont accueilli 199 032 visiteurs. À noter encore, un nouveau lieu de diffusion artistique et culturel a ouvert ses portes : l’église du Gésù qui a reçu 50 000 visiteurs en 2025.
La fin d’année 2025 a été marquée par la réouverture de deux établissements emblématiques des arts plastiques à Toulouse : le Château d’Eau, lieu dédié à la photographie en novembre, et le musée des Augustins, en décembre, qui à eux deux ont cumulé 39 400 entrées.
Des expositions très visitées dans les établissements de patrimoine culturel scientifique
Entre sciences, espace et muséum, le fort patrimoine culturel scientifique permet à Toulouse de se démarquer avec cinq établissements scientifiques. Pour ceux-ci la fréquentation a varié avec une belle hausse, ou une légère baisse pour d’autres. Cependant les chiffres restent stables avec 1 120 872 visiteurs en 2025.
Trois de ces établissements ont été prisés du public et ont connu une hausse. Le musée Aeroscopia a accueilli 260 412 visiteurs (+12 %), grâce à son exposition Le ciel des femmes – dans l’œil de Reza mais aussi avec son cinéma en plein air qui a conquis le public. L’Envol des Pionniers a connu la plus forte fréquentation depuis son ouverture en décembre 2018 avec 49 710 visiteurs venus découvrir l’exposition Air France, une histoire d’élégance qui a déjà attiré plus de 48 000 visiteurs et amateurs d’aviation. Le Jardin du Muséum enregistre lui aussi une hausse avec 26 % de nouveaux visiteurs permis grâce à l’exposition temporaire, Domestique-moi si tu peux !
L’incontournable Cité de l’espace est restée stable et a accueilli 394 248 visiteurs en 2025. Enfin le Quai des savoirs a accueilli 106 300 visiteurs, en léger retrait de 7 % par rapport à 2024.
Une politique culturelle importante à Montpellier
De son côté, Montpellier mise sur une politique culturelle dynamique. Si la capitale languedocienne compte moins de lieux dédiés aux arts plastiques que sa voisine occitane, les propositions culturelles n’ont pas manqué au cours de l’année 2025.
La ville avait commencé avec le lancement des festivités du bicentenaire au musée Fabre, et l’exposition évènement Pierre Soulages. La rencontre. Cette exposition consacrée au maître de l’Outrenoir a attiré 104 208 visiteurs depuis son ouverture en juin. Dans l’Écusson, le Carré Sainte-Anne a rouvert ses portes au cœur de l’été avec l’œuvre de JR Adventice. Une installation participative qui a séduit plus de 300 000 personnes, une affluence de visiteurs ininterrompue qui a permis la prolongation de l’évènement, clôturé début janvier. En 2025, le Pavillon Populaire a lui aussi rouvert ses portes après huit mois de rénovation. Cet espace d’art photographique a accueilli l’exposition Extrême Hôtel de Raymond Depardon qui a déjà séduit plus de 20 000 visiteurs, celle-ci se clôture en avril 2026.
Des expositions et des monographies ont rythmé la vie du MO.CO. qui a accueilli plus de 100 000 visiteurs en 2025, dont 45 000 pour la saison Art & Science en partenariat avec l’Université de Montpellier. Les monographies de Françoise Pétrovitch et de Jean-Marie Appriou, ainsi que l’exposition des diplômés 2025 du MO.CO. ESBA ont aussi été présentées.
De nombreux espaces culturels gratuits sont présents dans la ville, ils ont également été prisés par le public : l’espace Saint-Ravy, dédié à la mise en lumière des artistes du territoire, affiche une fréquentation de plus de 16 000 visiteurs pour l’ensemble de l’année. L’exposition La prophétie est une mémoire, la croyance est synthétique de Mona Youngeun Kim accueillie à l’espace Dominique Bagouet, cumule près de 9 000 visiteurs à ce jour.
Des nouvelles expositions mises en place en 2026 à Montpellier et Toulouse
Pour cette nouvelle année, Montpellier proposera une exposition estivale au musée Fabre, elle sera consacrée à Pierre Paulin, l’une des plus grandes figures du design français du XXe siècle. Avant cela, à partir du 31 janvier, le MO.CO et le musée Fabre nouent un partenariat lors d’une exposition consacrée à l’école des Beaux-Arts de Montpellier. Et pour les plus petits, de 0 à 6 ans, le centre d’art mille formes ouvrira ses portes le 6 février prochain, cet espace accueillera les enfants dans l’éveil et la sensibilisation artistique.
À souligner, l‘accès gratuit dans la ville va s’étendre avec des entrées libres et visites guidées gratuites pour de nombreuses expositions ou institutions d’art et de culture (Le MO.CO. Panacée, l’Espace Saint-Ravy, le Pavillon Populaire, le Carré Sainte-Anne, l’Espace Dominique Bagouet). Tous les premiers dimanches du mois, le musée Fabre propose l’accès aux galeries permanentes gratuitement.
De nouvelles expositions sont aussi à venir en 2026 à Toulouse. Le musée d’archéologie Saint-Raymond présentera à partir du 3 avril l’exposition Gaulois mais Romains ! Elle illustrera la rencontre entre ces deux cultures et la naissance d’une société riche et complexe. Les Abattoirs continuent d’accueillir jusqu’en août une exposition exceptionnelle sur Jean-Charles de Castelbajac, créateur de mode visionnaire et artiste protéiforme. Enfin il est encore temps de se rendre au Muséum pour l’exposition Domestique-moi si tu peux ! sur la domestication végétale et animale et les conséquences sur la biodiversité.
MM
Plus d’info : metropole.toulouse.fr / montpellier.fr
Photo : L’œuvre de JR à l’occasion de la réouverture du Carré Saint-Anne à Montpellier – ©Christophe RUIZ