Ces équipements de haute technologie montrent depuis plusieurs mois des signes de défaillance. Pire encore : ils peuvent indiquer l’inverse de la réalité. Une situation inquiétante pour les pilotes.
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Publié le 09/01/2026 13:41
Mis à jour le 09/01/2026 15:37
Temps de lecture : 2min

Un pilote et un copilote dans un Airbus A350, le 29 avril 2022 à Berlin (Allemagne). Image d’illustration. (KAY NIETFELD / DPA)
Y a-t-il un problème avec les radars météo des Airbus A350 ? Ces appareils, qui anticipent notamment les turbulences, semblent jouer des tours aux pilotes de ligne. Et de plus en plus de pilotes s’inquiètent de dysfonctionnements réguliers et particulièrement handicapants pour le pilotage de ces avions long-courrier qui relient Paris aux Etats-Unis ou au Japon.
Pourtant, ces radars météo sont indispensables au pilotage des A350. C’est bien simple : sans ces radars, il n’y a pas de vol. Ils sont les « yeux » de l’avion. Ils servent à détecter les orages qui peuvent endommager l’appareil. Il y en a dans absolument tous les avions, mais ce sont bien ceux de l’A350, construits par l’entreprise américaine Honeywell, qui dysfonctionnent et ce depuis plus de deux ans.
Le problème, c’est qu’à une certaine distance, à environ 150 kilomètres devant l’appareil, le radar peut totalement se tromper et même afficher l’inverse de ce qu’il se passe dans le ciel !
Selon François Hamant, commandant de bord dans des A350 et membre du syndicat Alter, les erreurs d’interprétation du radar provoque des situations parfois dangereuses : « Le radar affichait un écho très important sur une masse nuageuse, finalement plutôt restreinte, ce qui nous impose de faire des détours pour l’éviter, qui n’ont pas lieu d’être. Ou à l’inverse, l’autre risque est de se retrouver dans des nuages qui peuvent, malgré tout, se traduire par des turbulences fortes dans l’avion. »
À tel point qu’un « avis de danger grave et imminent » a été émis par la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) et transmis à la direction d’Air France.
Même si tout ne vient pas seulement du radar, précise François Hamant, mais d’une conjonction de situation : « Il peut y avoir la concomitance entre cette difficulté logicielle à restituer une image fiable et les perturbations aux signaux GPS qui sont brouillés par les pays en guerre ou en tensions géopolitiques. C’est le cumul des deux qui génère des choses préoccupantes. »
L’entreprise Honeywell a identifié la source du problème et prépare une nouvelle version du logiciel doit être équipée sur toute la flotte d’ici le milieu de l’année.