Par

Julien Sournies

Publié le

9 janv. 2026 à 18h13

Jamais deux sans trois. Après l’avoir mis en place à l’été 2024, puis de juin à décembre 2025, la municipalité de Grenoble (Isère) a décidé d’instaurer, à nouveau, un arrêté réglementant les horaires d’ouverture des établissements type épiceries de nuit et de vente à emporter de boissons alcoolisées.
« Je viens de le signer il y a quelques jours. On reste plus ou moins sur le même format que le précédent. Mais contrairement à celui de l’année dernière, celui-ci sera en vigueur tout au long de l’année », précise Maud Tavel, adjointe d’Éric Piolle en charge de la tranquillité publique, auprès de la rédaction.

« On avait besoin de trouver un équilibre »

Ainsi, à compter des prochains jours et jusqu’au 31 décembre prochain, les établissements titulaires d’une petite ou d’une grande licence à emporter, devront être fermés de 22 heures jusqu’à 6 heures du matin, du jeudi au dimanche inclus sur les six secteurs de la ville. « On a remarqué que c’est en seconde partie de semaine que leur activité ‘sonore’ était la plus forte », explique Maud Tavel.

Pour l’élue grenobloise, ledit arrêté se devait donc d’être renouvelé, au regard des nombreuses plaintes formulées par les riverains. « On avait besoin de trouver un équilibre et instaurer cette réglementation est le meilleur compromis. Nous avons reçu beaucoup de plaintes d’habitants nous indiquant que ces épiceries de nuits génèrent des nuisances sonores. On s’est donc appuyés sur leurs témoignages », commente Maud Tavel.

Un arrêté transgressé fréquemment

Malgré cette réglementation, des transgressions ont toutefois été constatées par les patrouilles de police au cours de l’année passée. « C’était quand même assez fréquent. La police a verbalisé à de nombreuses reprises », reconnaît l’adjointe d’Éric Piolle.

Il n’y a pas de raison que ces commerces soient ouverts toute la nuit. L’équilibre commercial doit exister, mais les habitants sont aussi dans le droit de réclamer leur tranquillité. Il faut savoir que dans de nombreux cas, les nuisances ne sont pas liées à l’activité directe de l’épicerie, mais à tout ce qui gravite autour, comme des voitures stationnées plusieurs heures avec la musique à fond.

Maud Tavel
Adjointe à la mairie de Grenoble en charge de la tranquillité publique

Si elle se dit satisfaite par cet arrêté, l’élue souhaiterait que cette réglementation soit étudiée un peu plus en détail à l’échelle nationale, car « il y a un réel vide juridique autour de ces épiceries de nuit, contrairement aux bars qui peuvent fermer à 2 heures ou les boîtes de nuit », constate-t-elle.

En attendant, Maud Tavel promet de continuer à tout mettre en œuvre pour limiter les activités qui créent du trouble à l’ordre public, assurant que cette mesure relève par ailleurs d’une « logique de bras de fer qu’on ne lâchera pas ».

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.