Vous faites partie des engagés de dernières minutes des championnats de France à Troyes…

Oui, je ne devais pas les faire mais finalement, je serai bien au départ dimanche. Ce sera d’ailleurs mon dernier championnat de France dans la mesure où j’ai récemment pris la décision d’arrêter le vélo. Je vais tourner la page. Il me restera ensuite trois cyclo-cross en Belgique et ce sera terminé.

Qu’attendez-vous de ces championnats de France ?

Je n’en attends pas grand-chose. Je n’ai plus le niveau… Comme je n’ai plus beaucoup le temps de m’entraîner, je prends de moins en moins de plaisir sur le vélo. J’ai eu un très bon niveau, c’est difficile d’accepter d’avoir ce niveau-là désormais…

Vous n’avez pas beaucoup couru cet hiver vous n’avez disputé qu’un seul cyclo-cross en France. Pourquoi ?

Il y a des priorités dans la vie. Il y a la famille (il est papa d’une petite fille d’un an et demi) et le travail (il est à son compte, il fait du nettoyage de voiture et de la mécanique). Ce sont mes priorités. Je ne gagne pas ma vie avec le vélo.

Vous aviez pourtant signé dans une équipe slovaque UCI (Bruvo Dukla Bratislava) en début de saison…

Comme ma femme est slovaque, cela s’était fait assez naturellement. J’ai pas mal couru en Slovaquie et en République tchèque en début de saison mais le travail a pris le dessus. Je n’ai pas fait de résultat. Pour être performant, il faut beaucoup s’entraîner et je l’ai dit, je n’ai pas le niveau. C’est comme ça, c’est le vélo…

Ressentez-vous un pincement au cœur avant de raccrocher…

Oui, forcément, ça fait quelque chose. C’est un moment difficile. Je suis jeune, j’aurais aimé continuer encore un peu et avoir un bon niveau. Encore une fois, je n’ai pas vraiment de regret. Je suis heureux, je me plais bien ici dans les Vosges (il réside à Mélisey, la même commune que Thibaut Pinot).

Vous avez été sacré champion d’Europe chez les espoirs en 2019, vice-champion du monde chez les juniors en 2016, champion de France chez les cadets. Pourquoi n’avez-vous pas confirmé chez les élites ?

Je ne sais même pas quoi répondre… Quand je vois les résultats que j’ai obtenus chez les jeunes, j’aurais aimé devenir un coureur professionnel, gagner ma vie avec le vélo. Tout ne se passe pas toujours comme on l’espère. Une carrière n’est jamais simple, il y a des circonstances qui font que…