Par

Coline Bonvalot

Publié le

9 janv. 2026 à 18h04

Abîmée par le temps, cette œuvre peut à nouveau être admirée par petits et grands. Le tableau « Le Mariage mystique de Sainte-Catherine », réalisé par un peintre anonyme au XVIᵉ siècle, a récemment été restauré et vient d’être restitué à l’église Saint-Étienne du Coudray-Montceaux (Essonne), où les visiteurs peuvent venir l’admirer gratuitement.

Une étudiante de la Sorbonne a repéré cette œuvre abîmée en 2021

Cette œuvre, copie anonyme d’une composition d’Otto Venius de 1589 conservée au Musée royal des Beaux-arts de Bruxelles, a été sauvée grâce à la campagne du « Plus Grand Musée de France », initiée en 2013 par La Sauvegarde de l’Art Français en partenariat avec le Crédit Agricole Île-de-France Mécénat.

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« En 2021, quatre jeunes talents engagés avec la Sauvegarde de l’Art Français ont sillonné la région à la recherche de trésor ayant besoin d’une restauration. Mathilde Rétif, étudiante à la Sorbonne, a repéré cette œuvre et a ainsi permis sa restauration », précise la Fondation de Sauvegarde de l’Art Français.

Inscrit au titre des monuments historiques depuis 1974, ce tableau présentait de nombreux dégâts liés au temps. « L’encrassement, les perforations et le vernis jauni troublaient la lecture générale et dissimulaient d’autres éléments plus alarmants : la perte de tension de la toile pouvant amener à terme des déchirures ou de la perte irrémédiable de matière pictural », explique la Fondation.

Une œuvre restaurée par Sonia Demianozuk et Christian Maury

En 2025, Sonia Demianozuk et Christian Maury ont procédé à la restauration de la toile, du châssis et du cadre, dans le respect des techniques traditionnelles.

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Pour rappel, cette œuvre représente « l’un des plus sensibles épisodes hagiographiques », plus précisément « le mariage mystique » entre le Christ et Sainte Catherine.

« Au centre du tableau, le Christ enfant, sur les genoux de sa mère, s’apprête à passer un anneau au doigt de la sainte martyre. Celle-ci, les yeux clos, dévouée, est couronnée par un putti. Le spectateur peut être saisie par la tendresse qui se dégage de ce tableau : elle baigne le visage de sainte Catherine et se ressent dans l’échange de regards complices entre le Christ et Marie. Saint-François d’Assise, reconnaissable par sa robe de bure marron et les stigmates sur le dos de ses mains, se place de l’autre côté de la Vierge à l’Enfant et sa propre histoire fait écho à la scène représentée », décrit la Fondation de la Sauvegarde de l’Art Français.

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