
(Agefi-Dow Jones)–Wall Street continue d’afficher son optimisme
en ce début d’année, malgré les incertitudes qui
pèsent sur l’évolution de l’emploi aux Etats-Unis.
Le Dow Jones et le S&P 500 ont gravi de nouveaux sommets historiques ce
vendredi, après la publication de statistiques qui ont
confirmé le ralentissement du marché du travail tout en
pointant un recul du chômage outre-Atlantique.
L’indice Dow Jones a avancé de 0,5%, à 49.504,07 points, et le
S&P 500 a progressé de 0,7%, à 6.966,28 points. Le Nasdaq
Composite, riche en valeurs technologiques, a fini en hausse de 0,8%,
à 23.671,35 points. Sur l’ensemble de la semaine, le Dow Jones
empoche un gain de 2,3%, le S&P 500 a pris 1,6% et le Nasdaq Composite
1,9%.
L’économie américaine a créé peu d’emplois en
décembre, mais le taux de chômage a légèrement
reculé pour s’établir à 4,4%, selon les chiffres
publiés vendredi. Le département du Travail a fait part de la
création de 50.000 postes le mois dernier, après un chiffre
révisé en baisse à 56.000 en novembre. Les
économistes sondés par le Wall Street Journal tablaient en
moyenne sur 73.000 créations d’emplois.
Le taux de chômage a de son côté diminué à 4,4%
contre 4,5% en novembre, alors que les économistes tablaient sur
une stabilité.
Si l’hypothèse d’un statu quo monétaire en janvier semble
acquise pour les investisseurs, selon l’outil FedWatch du CME, le
marché se montre partagé sur l’éventualité d’une
baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) dans les
prochains mois. Après la publication du rapport sur l’emploi, la
thèse d’une stabilité des taux jusqu’en avril a gagné du
terrain et se voit créditée d’une probabilité de 58%,
contre 47% la veille.
Contrairement aux attentes, la Cour Suprême des Etats-Unis n’a pas
rendu vendredi sa décision sur la légalité des droits de
douane de Donald Trump. La plus haute instance juridictionnelle
américaine doit décider si le président américain
avait le droit d’imposer ces barrières douanières sans
l’autorisation explicite du Congrès.
Cette décision pourrait finalement être rendue mercredi
prochain, selon plusieurs médias américains.
» Si la Cour déjuge Trump, nous nous attendons à ce que
l’administration reconstruise rapidement le mur tarifaire en s’appuyant
sur d’autres bases juridiques », a indiqué dans une note,
l’économiste de la banque Danske, Asger Wilhelm Dalsjø.
Les investisseurs continuent également de surveiller la situation
au Groënland, qui pourrait avoir d’importantes répercussions
en Europe. Dans une note, la Société Générale, a
souligné que les « craintes d’escalade à court terme pourrait
empêcher toute reconstitution rapide des anticipations de hausses
de taux de la Banque centrale européenne ».
La Maison Blanche a affirmé cette semaine que Donald Trump et son
administration discutaient activement de la possibilité d’acheter
le Groenland et que toutes les options, y compris militaires, restaient
sur la table.
Sur le marché obligataire, le bon du Trésor américain
à 10 ans a perdu 1 point de base (0,01 point de pourcentage),
à 4,17% tandis que celui du 2 ans a progressé de 0,5 point de
pourcentage, à 3,54%.
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, s’est apprécié
de 0,2%, à 99,12 points.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.