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Rédaction Lille

Publié le

10 janv. 2026 à 6h02

Le rapporteur public a préconisé au tribunal administratif, vendredi 9 janvier 2026, de juger « irrecevable » le recours d’un habitant de Loos (Nord) condamné à trente ans de réclusion pour viol et qui voulait pouvoir utiliser son « linge de lit » et son « oreiller » personnels lorsqu’il était incarcéré à la prison de Rennes-Vezin (Ille-et-Vilaine).

Le braconnier en maraude voulait son oreiller personnel en prison

Surnommé « le braconnier en maraude« , Erwan Gouget avait précisément été condamné par la cour d’assises du Nord en juin 2018 à 27 ans de réclusion criminelle pour trois viols et quatre tentatives de viol « avec arme » sur des étudiantes à Lille entre 2011 et 2012.

Il avait été rejugé en janvier 2020 par la cour d’assises du Pas-de-Calais, qui avait alourdi sa peine à trente ans de réclusion. Puis en novembre 2021, ce trentenaire avait écopé de deux ans de prison supplémentaires pour des « violences » liées à ces faits.

Dans ce cadre, alors qu’il était détenu entre août 2022 et juillet 2023 à la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, il avait demandé que son « linge de lit » et son « oreiller » personnels soient « mis à disposition » dans sa cellule. Il soutenait en fait que ses « problèmes de santé » rendaient cette mesure nécessaire et il avait même fourni un « certificat médical » en ce sens.

Mais le directeur du centre pénitentiaire avait rejeté sa demande le 21 février 2023. Erwan Gouget avait alors saisi la justice administrative pour se faire remettre ses « effets personnels » sous « quinze jours ». Il réclamait également 1.500 € au centre pénitentiaire pour ses frais de justice.

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Reste que son certificat médical est en réalité « très peu circonstancié » et n’atteste pas d’une « nécessité médicale », a fait observer le rapporteur public lors de l’audience publique au tribunal administratif de Rennes ce vendredi 9 janvier 2026. Dans ces conditions, le refus opposé à sa demande ne porte aucune « atteinte excessive » à ses « libertés » et constitue une simple « mesure d’ordre intérieur » qui n’est « pas susceptible de recours » devant la justice administrative.

Le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis, a donc préconisé aux juges rennais de rejeter pour « irrecevabilité » la requête d’Erwan Gouget. Le tribunal administratif de Rennes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son jugement dans les prochaines semaines.

RB et GF (PressPepper)

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