Un mouvement de contestation grandissant secoue actuellement la République islamique d’Iran. Le ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que les États-Unis alimentaient la mobilisation.
Washington a qualifié vendredi 9 janvier les accusations iraniennes d’ingérence de « délirantes », après que le ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que les États-Unis alimentaient le mouvement de contestation grandissant qui secoue la République islamique.
« Cette déclaration reflète une tentative délirante de détourner l’attention des défis considérables auxquels le régime iranien est confronté dans son pays », a déclaré un porte-parole du département d’État américain dans un communiqué, en réponse aux commentaires du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi lors d’une visite au Liban.
Des Iraniens ont défilé dans plusieurs villes dont Téhéran vendredi soir, au treizième jour du plus important mouvement de contestation contre le pouvoir depuis plus de trois ans qui a poussé les autorités de la République islamique à imposer une coupure nationale d’internet.
De « gros problèmes » en Iran, selon Trump
« Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n’aurait cru possible il y a encore quelques semaines », a affirmé le président américain Donald Trump, en estimant que l’Iran avait « de gros problèmes ».
La veille, il avait de nouveau menacé de « frapper très fort » l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants.
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne « reculerait pas » face à la contestation qui défie la République islamique, en place depuis 1979.
Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés à travers l’Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.