VU D’AILLEURS – Figure incontournable du cinéma, l’acteur suédois imprime à chaque apparition une intensité rare. Sans lui, Dune, Andor ou Valeur sentimentale n’auraient sans doute pas le même succès. Dans cet entretien, il dévoile la seule chose qui lui inspire véritablement la peur.
Par Jan Küveler (Welt)
Peu d’acteurs occupent l’écran avec une telle présence. À bien des égards, Stellan Skarsgård s’inscrit dans la lignée d’un Marlon Brando. Dernièrement, le Suédois de 74 ans a incarné le baron Harkonnen dans Dune de Denis Villeneuve, ainsi qu’un stratège lucide au cœur de la rébellion dans Andor, série dérivée de Star Wars . Dans Valeur sentimentale de Joachim Trier, il prête désormais ses traits à un père égoïste tentant tardivement de renouer avec ses filles. Sur la terrasse venteuse de l’hôtel où se déroule l’entretien, il se montre chaleureux et ouvert.
WELT. – Dans Valeur sentimentale , vous incarnez un homme qui, comme vous, a connu le succès dans le cinéma, mais qui, contrairement à vous, a quitté sa famille. Vous êtes père de huit enfants. Jusqu’où vous reconnaissez-vous dans ce personnage ?
Stellan Skarsgård. – Je fais inévitablement des parallèles avec ma propre vie, mais je suis très différent de Gustav. J’ai une assez bonne relation avec mes enfants…
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