RÉCIT – La baie des Anges prend des allures de ring de combat. À trois mois des élections municipales, le duel qui met aux prises Christian Estrosi et Éric Ciotti à Nice rythme la campagne dans la cinquième ville de France.

Avec son air boudeur, crâne brillant, œil malicieux et accent chantant, le candidat UDR aux municipales à Nice soigne ses formules : « J’ai gardé les codes du logiciel Estrosi, j’ai contribué à le fabriquer », tonne le député dans le petit matin niçois. Éric Ciotti est mordant, prend son temps, connaît les chiffres du déficit de la ville, le coût – faramineux à ses yeux – des projets, le nombre trop important d’employés des équipes du maire et celui trop faible des policiers municipaux. Il glisse en passant la déclaration d’honoraires de la société de conseil, dirigée par Christian Estrosi et son épouse, de 1,5 million d’euros : « Vous ne trouvez pas que c’est beaucoup ? » À l’écouter, rien ne va à Nice mais surtout chez l’édile. « Estrosi n’a aucune notion de l’argent. Il connaît les dépenses, pas les recettes. C’est son problème. »

Tout à trac, au premier étage de son QG de campagne, face au port où il sirote son café, l’homme – qui a placé seize de ses députés…

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