mobilisation des soignants – Les praticiens libéraux fustigent « des taxations, des limitations, des pénalités » dans le budget de la Sécurité sociale qui entravent leur liberté d’exercice. Le mouvement, très suivi, se poursuit jusqu’au 15 janvier
Environ 80 % des médecins libéraux seraient mobilisés (de façon perlée) lors du mouvement de grève lancé le 5 janvier, selon les syndicats. Ce samedi ils ont défilé à Paris contre une « dérive autoritaire » qui menace selon eux leur « liberté d’exercice », appelant le Premier ministre Sébastien Lecornu à leur « faire des propositions ».
« Nous voulons défendre notre liberté » car l’esprit des « mesures qui ont mis le feu aux poudres », « c’était de contraindre la médecine libérale » avec « des taxations, des limitations, des pénalités », a résumé Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) lors d’une conférence de presse dans la matinée.
« Les moyens diminuent »
En France, « les besoins de soins augmentent mais les moyens dédiés à la santé diminuent, alors forcément, il y a une inadéquation. Et il y a une dérive autoritaire », a déploré la présidente du premier syndicat des généralistes, Agnès Giannotti.
La manifestation s’inscrit dans le cadre d’une grève du 5 au 15 janvier, qui devrait connaître un point d’orgue en début de semaine prochaine lorsque de nombreuses cliniques privées seront affectées par des fermetures de blocs opératoires.
Signe de la tension ambiante, l’intersyndicale a refusé vendredi un rendez-vous avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist à l’issue de la manifestation, estimant qu’elle connaissait déjà « depuis longtemps les points bloquants ». « Je leur ai fait un courrier pour leur dire que ma porte était ou(…)
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