Publié le
10 janv. 2026 à 17h10
Aller dans un pays sans en parler la langue, c’est le défi que s’est lancé Héloïse Bono, jeune Alençonnaise (Orne) de 19 ans qui est en échange à Hambourg, en Allemagne depuis fin août.
« J’ai étudié l’espagnol et l’anglais au collège et au lycée donc je suis partie en Allemagne presque sans connaître un mot. J’ai tout appris sur le terrain », explique la jeune étudiante.
Des différences scolaires
De l’autre côté du Rhin, elle étudie dans une classe équivalente à la seconde en France. « J’ai choisi l’Allemagne car ils ont un point de vue sur l’Histoire et sur l’art qui est différent de celui de la France et que l’on connaît peu », détaille celle qui a passé le Bac l’an dernier.
« En 4 mois, j’ai déjà vu des choses mais il m’a fallu du temps pour m’habituer. C’était compliqué au départ car je ne parlais pas un mot d’allemand. La plupart des jeunes parlent bien anglais voire français pour certains. »
Ce séjour d’un an est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles manières d’étudier. « Les cours finissent plus tôt. Ils durent 45 minutes et il y a une pause d’une demi-heure entre chaque matière. À l’inverse, il n’y a pas de pause le midi. On a aussi une salle attitrée », liste la jeune femme auparavant scolarisée au lycée Marguerite-de-Navarre.
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Plus personne dehors après 20 h
La matière la plus ardue en allemand ? La philosophie.
« On nous demande de faire des débats en cours. Je comprends quand on me parle mais je n’arrive pas forcément à détailler ensuite ma pensée. Les gens sont sympas, ils s’adaptent et parlent lentement », analyse Héloïse.
Si beaucoup de coutumes sont similaires à la France, « il y a des petits détails qui changent. Par exemple, il n’y a plus personne dehors après 20 h. À 15 h 30, il fait nuit en ce moment, c’est perturbant. »
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Le mal du pays
Si l’Alençonnaise est partie la fleur au fusil, les premiers mois d’échange n’ont pas été de tout repos. « Je savais que j’allais partir mais j’ai vécu à fond mes vacances d’été et la veille du départ, c’est là que j’ai vraiment réalisé. »
C’est une fois arrivée dans la ville située au nord de l’Allemagne que l’immersion a vraiment commencé.
« Quand je suis arrivée dans ma famille d’accueil, j’ai pris une claque car je ne parlais pas allemand et eux, ne parlent pas très bien anglais. Je m’en voulais de ne pas parler allemand », souligne-t-elle.
L’Ornaise a aussi eu le mal du pays. « Aller au lycée me permet d’occuper mon esprit mais les vacances, c’était plus dur. » Elle a fait le choix de ne pas rentrer en France pendant un an.
Wep, l’organisme en charge de l’échange, déconseille très fortement de rentrer chez soi ou de voir ses parents car cela peut casser les habitudes prises dans le pays d’accueil. Héloïse appelle tout de même sa mère une fois par semaine.
De nouvelles rencontres
Ses parents d’accueil et leur fille de 23 ans l’ont aidée à surmonter les coups de blues. Ils ont fêté Noël ensemble.
« Tous les membres de la famille étaient là, les petits enfants ont ouvert les cadeaux. On mange des plats différents de ceux en France », souligne tout de même Héloïse.
Après quatre mois d’échange, la jeune femme dresse un bilan très positif de son voyage. « J’ai fait beaucoup de rencontres, et j’ai bien amélioré mon allemand » annonce-t-elle fièrement.
« J’ai aussi progressé dans plein de petites choses comme aller parler à de nouvelles personnes. J’ai réussi à vaincre ma timidité. »
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