Ballons bleus, blancs et rouges, drapeaux français qui voisinent avec les affiches du duo Erwan Davoux/Nora Preziosi : une foule dense est venue inaugurer ce samedi le QG du duo de la liste Marseille pour tous. Ambiance musicale et ferveur au rendez-vous pour l’ex présidente de 13 Habitat évincée par Martine Vassal et l’ex agent du Département à l’origine du déclenchement de l’enquête pour détournement de fonds publics concernant sa présidente, la même Martine Vassal. « On avait envie de rassembler sympathisants et militants », glisse Nora Preziosi, ravie de voir « 300 personnes » la soutenir, quelques jours après les perquisitions menées, ce mercredi, au siège de 13 Habitat.

Ces derniers pourraient être liés à l’enquête préliminaire des chefs de « prise illégale d’intérêts, détournements de fonds publics et recel » ouverte en juillet dernier par le parquet de Marseille, faisant suite à l’attribution à la mère de Nora Preziosi d’un appartement appartenant au bailleur social qu’elle présidait. « Je fais confiance à la justice de mon pays et pas aux tribunaux politiques et médiatiques », confie-t-elle en aparté avant que ne commence l’inauguration de son local de campagne au 20, rue Colbert (1er). Car la liste qu’elle conduit pour l’élection municipale du 15 et du 22 mars 2026 entend « renverser la table ».

« Marseille mérite mieux »

Ouvert par un morceau de rap à sa gloire et son panégyrique dressé par une étudiante en droit, ce lancement de campagne se fait aussi sur la musique de Gloria Gaynor, I Will Survive (Je survivrai). Posture combative, Nora Preziosi souhaite donc avec sa candidature « faire barrage aux extrêmes » en proposant « une alternative crédible, sérieuse et responsable ». « Avec Erwan Davoux, nous avons fait le choix du courage, de l’indépendance, de la proximité et de la participation citoyenne », lance-t-elle devant un public conquis qui applaudit à ses « Marseille mérite mieux ». « Je suis debout, je continuerai de l’être car ma force c’est vous, c’est Marseille », poursuit-elle non sans tacler la candidate de la droite et du centre qui s’est lancée sur un « Marseille je t’aime » : « Il faut arrêter de dire aux Marseillais qu’on les aime alors qu’on n’a rien fait pour eux pendant des années. »

Avant de présenter quelques-unes des têtes de liste comme le médecin des quartiers Nord et ancien soutien de Frédéric Collart (DVD), Saïd Ouichou, dans les 15e-16e ou encore Élisabeth Saïd, ex-conseillère municipale dans le groupe de Jean-Noël Guérini (PS), dans les 2e-3e, Erwan Davoux invite les participants à s’engager : « Une dynamique est en train de monter mais elle a besoin de vous pour déferler sur Marseille. » S’il réclame un débat avec ses adversaires déclarés – Martine Vassal (DVD), Benoît Payan (DVG), Sébastien Delogu (LFI) et Franck Allisio (RN) – Erwan Davoux estime que sa candidature « n’est pas une querelle de personnes », critiquant les « politiques illisibles » et ceux qui ont « maltraité Marseille ». Pour lui « redonner sa fierté », il mise sur « la sécurité publique, l’école et la jeunesse, un urbanisme cohérent » mais surtout sur « la fin du clientélisme » afin, scande-t-il comme un mantra, de « changer profondément le système ».

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