VIDÉO — Chaque semaine, nos critiques cinéma commentent un film sorti en salles. Aujourd’hui, “Les Échos du passé”, l’un des chocs du festival de Cannes 2025 et prix du jury ex-æquo, qui a chamboulé Samuel Douhaire et Marie Sauvion.

Par Samuel Douhaire, Marie Sauvion

Publié le 10 janvier 2026 à 11h30

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Quel son fait une chute ? Mascha Schilinski l’imagine dans Les Échos du passé, qui avait provoqué une onde de choc au festival de Cannes 2025 quand il s’appelait encore Sound of Falling. Le deuxième film de la cinéaste allemande en était reparti avec le prix du jury, ex-æquo avec un autre choc, Sirāt d’Oliver Laxe.

Plus de six mois après, alors que le film sort dans les salles françaises, certaines des images continuent de hanter Marie Sauvion, comme le dit notre critique. Un long métrage « âpre et absolument passionnant dans son fond comme dans sa forme » qui raconte le destin mêlé de quatre jeunes filles au cours d’un siècle dans une ferme du nord de l’Allemagne. Un voyage étourdissant entre le passé et le présent, parfois au sein d’un même mouvement de caméra qui sera susceptible de bouleverser certains spectateurs. « Ou pas », pour les moins réceptifs.

Samuel Douhaire y voit un film sous influences : Michael Haneke et son Ruban blanc pour son ambiance prussienne austère, dans lequel pointe toutefois une sensualité, voire un érotisme troublant qui va chercher du côté de La Leçon de piano de Jane Campion, tandis que le travail très expressif du son, lui, pourrait trouver ses références chez Jonathan Glazer et sa récente Zone d’intérêt. Les Échos du passé est un film « puissant », « exigeant », « moderne », « qui emporte » et « d’une grande puissance poétique » réalisé par une vraie autrice à « vision percutante ». N’en jetez plus : nos deux critiques sont plus que convaincus. Et vous ?

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