plan grand froid – Vendredi soir, le collectif Jamais Sans Toit (JST) a installé 27 familles dans une école désaffectée de Lyon. Une situation illégale mais tolérée par les pouvoirs publics en l’absence de solutions pour ces publics fragiles
Aucune autre alternative n’a été trouvée. Des salles de classe transformées en dortoir et réfectoire : plus de 80 enfants sans toit occupent avec leurs parents une école désaffectée de Lyon, une opération d’une ampleur « très exceptionnelle » menée vendredi soir par un collectif en l’absence de solution d’hébergement.
Des enseignants et des parents d’élèves bénévoles du collectif « Jamais Sans Toit » (JST) ont installé plus d’une centaine de matelas dans le bâtiment encore chauffé pour y faire dormir 27 familles.
« Pas d’autres options »
Depuis parfois deux ans, la plupart dormaient dans les établissements scolaires de leurs enfants, principal modus operandi de JST, un collectif né à Lyon en 2014 et qui recense actuellement « 315 enfants sans solution d’hébergement » dans l’agglomération.
« C’est un peu illégal mais c’est toléré par les pouvoirs publics parce qu’il n’y a plus d’autres options pour ces enfants et leurs familles », plaide Juliette Murtin, porte-parole de JST. Ils sont tous scolarisés et leurs parents sont souvent réfugiés ou inscrits dans des parcours migratoires.
La mairie de Lyon, qui ne voulait pas laisser ouvertes les écoles où dormaient habituellement les familles durant les vacances de Noël, a payé 15 nuits d’hôtel à chacune d’entre elles avant de les orienter vers des gymnases ouverts aux sans-abri par la préfecture du Rhône dans le cadre du Plan Grand Froid reconduit jusqu’à mardi.
« C’est totalement insuffisant », s’émeut Juliette Murtin, soulignant (…)
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