Depuis quelques années, sont développées des interfaces capables de « lire » la volonté de mouvement, et de la retraduire.
Illustration – Elodie Mezière et Britt van Niekerk / Photos – Adobe Stock

CERVEAU CONNECTÉ (2/2) – À ce jour, moins d’une centaine de personnes dans le monde bénéficient d’une « interface cerveau machine ». Cela pourrait-il néanmoins devenir une routine neurochirurgicale ?

En janvier 2024, Elon Musk annonçait qu’un premier patient avait reçu l’implant cérébral développé par sa société fondée huit ans plus tôt, Neuralink. Malgré une technologie avancée, rien de bien impressionnant encore. Fin mars, le patient, un homme de 29 ans devenu tétraplégique après un accident, pouvait seulement déplacer un curseur sur un écran d’ordinateur. D’autres équipes de recherche, elles, ont déjà réussi à faire remarcher des patients ou à leur rendre la parole ! Mais pour le champion américain du transhumanisme, c’était un premier pas vers l’« homme augmenté » qu’il appelle de ses vœux. « Avec le temps, je pense que nous assisterons probablement à une fusion plus étroite entre l’intelligence biologique et l’intelligence numérique », lançait-il par exemple à Dubaï en 2020. Fin décembre, il annonçait sur X la « production à grande échelle » de son dispositif, déjà implanté sur 12 patients, selon Neuralink.

Pourtant, si la longue marche des implants neuronaux…

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Le Figaro

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