Dans une société de plus en plus sensible au bien-être animal, les salons de vente d’animaux peuvent susciter la polémique. L’association Projet Animaux Zoopolis (PAZ) a lancé une pétition contre la tenue du salon « Univers du chiot et du chaton » les 17 et 18 janvier. Déjà signée par plus de 17 000 personnes, elle demande au groupe Pigeault, propriétaire du parc des expositions de Rennes, de ne plus autoriser la tenue de salons animaliers. C’est « mettre un prix sur la vie d’un animal », s’indigne Amandine Sanvisens, cofondatrice de l’association. Elle dénonce le « business » des entreprises qui « se font de l’argent sur le dos des animaux ». De son côté, Event’s com, l’entreprise organisatrice de l’évènement, déclare sur son site qu’ « aucun élevage condamné pour maltraitance ne peut être accepté » sur le salon.

« Les refuges sont saturés »

Pourquoi acheter un animal d’élevage, quand adopter un animal de compagnie est possible ? « Les refuges sont saturés », martèle Amandine Sanvisens, indiquant que d’innombrables chiens et chats sont déjà disponibles à l’adoption. « Ce genre de salon vient encourager les achats impulsifs, de la part de personnes qui ne comprennent pas forcément que c’est une grande responsabilité d’avoir un animal. » Elle le rappelle : « La France est le premier pays d’Europe en termes d’abandons », avec environ 300 000 abandons chaque année, dont 60 000 pendant l’été, selon la SPA. Sur son site internet, Event’s com se défend d’encourager les abandons, explique sensibiliser les acheteurs sur ces thématiques, et met en avant la liberté de choix des personnes souhaitant adopter un animal de compagnie.

Les municipales en vue

Depuis près d’un an, l’association PAZ œuvre au niveau national pour interdire les salons de ventes et d’exposition d’animaux, en écrivant systématiquement aux organisateurs ou aux mairies, quand la manifestation se tient dans un lieu public. À l’occasion des élections municipales, PAZ a également interpellé les différentes listes candidates des grandes villes sur ces problématiques. À Rennes, elle est toujours dans l’attente d’une réponse.