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Le Nouvel Obs avec AFP

Publié le 11 janvier 2026 à 12h25 ,

mis à jour le 11 janvier 2026 à 12h28

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Des tracteurs à l’entrée du port du Havre, le 11 janvier 2026.

Des tracteurs à l’entrée du port du Havre, le 11 janvier 2026. LOU BENOIST / AFP

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Une centaine d’agriculteurs ont passé la nuit à l’entrée du port du Havre (Seine-Maritime) pour mettre en place un « barrage filtrant » ce dimanche 11 janvier, afin de dénoncer l’accord signé par l’UE avec les pays du Mercosur.

« On a établi un petit camp de base à l’entrée du port et l’idée ça va être de contrôler un maximum de produits alimentaires qui entrent et qui sortent », explique Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de Seine-Maritime (JA76), un syndicat proche de la première organisation agricole française, la FNSEA.

Les militants agricoles entendent bloquer le passage des aliments qui ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales imposées aux producteurs français et européens.

« On sait très bien qu’il n’y aura pas un flux de camions important dans la journée mais on veut être en place pour ce soir, où le trafic va s’intensifier. Demain lundi, on nous annonce 5 000 camions par jour », selon Justin Lemaître. Les agriculteurs présents, qui organisent un roulement avec des collègues de Seine-Maritime et de départements voisins, veulent « filtrer mais pas bloquer les accès au port du Havre, pour ne pas bloquer totalement l’activité des dockers », précise le militant agricole.

« Mercosur, mort à coup sûr »

La veille, 250 à 300 agriculteurs, dont une partie s’était rassemblée à la mi-journée sur le pont de Normandie avec des tracteurs, avaient convergé vers le port du Havre pour protester contre l’accord avec le Mercosur, sans que les autorités ne s’y opposent. « Mercosur, mort à coup sûr », proclamait une banderole.

D’autres actions de blocage ont été organisées ces derniers jours par des syndicats agricoles, notamment sur des autoroutes dans le Sud-Ouest.

Pour ses détracteurs, dont font partie les agriculteurs français, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique Latine moins chers et pas forcément respectueux des normes européennes, faute de contrôles suffisants. En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins, d’huile d’olive et de produits laitiers, et il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, de sucre, riz, miel, et soja.

Par 
Le Nouvel Obs avec AFP