Il n’y a pas eu photo, dimanche 11 janvier au Stade Robert-Diochon, entre les jeunes U18 du FC Rouen et ceux du Paris Saint-Germain. Les locaux se sont inclinés 1-6 devant plus de 2 000 supporters, mais ont appris de leur défaite.

Il y avait une classe d’écart. C’est dès la sixième minute que les Titis du Paris Saint-Germain ont ouvert le score face au FC Rouen 1899, ce dimanche 11 janvier en trente-deuxième de finale de Coupe Gambardella, cette coupe de France de football des équipes de moins de 18 ans. Les Diablotins sont tout de même parvenus à égaliser. Kerem Tozlu et son coup de casque à la 25e minute ont enflammé les plus de 2 000 supporters du Stade Robert-Diochon.

Menés d’un seul but à la mi-temps, les Rouennais y croyaient encore. Mais finalement, la marche était trop haute. 1-6 score final. “Déçus du score. Après, on a quand même vécu une expérience incroyable”, relativise le capitaine Tomas Ribeiro Rodrigues, qui se dit “content de l’équipe” en conférence de presse. “On a travaillé pour nous, surtout. C’est un rêve de gosse de jouer devant des ultras dans un grand stade. Surtout Diochon, le plus beau stade de Normandie !” poursuit-il.

illustration agrandir l'image Tomas Ribeiro Rogrigues, le capitaine, a analysé le match avec maturité © Radio France – Sarah-Yasmine Ziani « Nous les supporters, on a pris du plaisir »

Deux cartons rouges sont venus plomber le FCR en seconde période. “Ensuite, on a plongé physiquement, analyse l’entraîneur Vincent Doury. “On a été mis en difficulté sur des transitions où nous, on avait le ballon. Et techniquement, malheureusement, on a perdu des ballons bêtes. C’est là qu’ils nous ont fait très très mal.”

Cette affiche prestigieuse représentait aussi un défi mental. “La grosse différence qu’il y avait entre les deux équipes, c’était la maturité, acquiesce Vincent Doury. Paris, c’était pas des enfants, c’était déjà des petits adultes.”

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Heureusement, ce n’est pas la défaite que retiendront les supporters, mais l’affiche de qualité. “Le principal, c’est que les joueurs aient pris du plaisir. En tout cas, nous les supporters, on en a pris. Et ces jeunes joueurs auront des souvenirs pour la vie”, se réjouit l’un d’entre eux au bord du terrain. Ils étaient venus en nombre pour cette rencontre entre U18. “C’est vraiment important de pouvoir aussi soutenir les plus jeunes générations, abonde une autre supportrice, puisque c’est aussi l’avenir du club.”

Les Diablotins auront au moins fait briller les yeux du jeune Ilyes, 13 ans : “J’aimerais bien être comme eux… Ils m’inspirent beaucoup.”