• La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé, vendredi 9 janvier, que « le moment est venu où l’Europe devrait parler aussi avec la Russie » pour résoudre la question de la guerre en Ukraine.
  • La dirigeante transalpine a aussi plaidé pour la création d’un « envoyé spécial » européen, qui permettrait aux Européens de parler d’une seule voix.

Suivez la couverture complète

Ukraine-Russie : en marge des négociations, les attaques russes continuent

Georgia Meloni semble vouloir renouer avec Vladimir Poutine. À l’instar d’Emmanuel Macron, qui avait déclaré, le 19 décembre dernier, qu’il allait « redevenir utile de parler » à son homologue russe, la cheffe du gouvernement italien lui a emboîté le pas, vendredi 9 janvier, lors de sa conférence de presse de début d’année.

« Le moment est venu où l’Europe devrait parler aussi avec la Russie », a-t-elle estimé, plaidant pour la création d’un « envoyé spécial » européen qui permettrait de parler d’une seule voix. « Si l’Europe décide de participer à la phase de négociations en cours en parlant avec une seule des parties, je crains qu’à la fin sa contribution positive soit limitée. »

« La question est de savoir qui devrait le faire. Car si nous faisions l’erreur de décider d’une part de rétablir la communication avec la Russie et d’autre part d’y aller en ordre dispersé, nous rendrions un service à (Vladimir) Poutine, ce qui est la dernière chose dont j’ai envie », a mis en garde Giorgia Meloni, fervent soutien de Kiev.

Faire la synthèse, parler d’une seule voix

Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien

Selon la présidente du Conseil italien, un « envoyé spécial » sur la question du conflit russo-ukrainien « permettrait (à l’Europe, ndlr) de faire la synthèse, de parler d’une seule voix » car « depuis le début des négociations, de nombreuses voix parlent, de nombreux formats existent ».

Lire aussi

Ukraine : que sait-on des « garanties de sécurité robustes » promises par les alliés de Kiev pour après la guerre ?

Relancée sur la possibilité de voir la Russie de Vladimir Poutine réintégrer le G7, Giorgia Meloni a jugé « absolument prématuré » à l’heure actuelle d’en parler. Toutefois, c’est un sujet qui pourra être abordé « quand et s’il y aura » la paix.

Y.R. avec AFP